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09 mars 2011

Marre des sondages !

sondages,république citoyenneJ'en ai assez de ces sondages qui n'ont d'intérêt que pour le journal qui les publie, (PUB ?) les autre médias qui brodent, les journaleux qui bavent, et les Baveux qui défendent leurs candidats, surtout pas leur programme.

Le nombre de NSP, n'est jamais indiqué. 20 % des électeurs ou des exprimés ? Combien de candidats y aura-t-il in fine ? De droite, du centre et de gauche ? Depuis quelques temps, le premier parti de France au Premier tour sont les abstentionnistes ! Combien auront assez de signatures. Le FN est en faillite. Trouveront-ils les finances nécessaires ? Où cette campagne est-elle orchestrée pour racoler des sponsors providentiels ?

Depuis que le président de la République est élu au suffrage universel, en tout cas c'est ce qu'ils nous font croire, jamais un pseudo-candidat arrivé en tête des sondages 14 mois avant n'a été élu ! Il est vrai que lorsque je travaillais pour les élections, avec un peu de connaissance d'un bureau ou d'une commune, nous étions capables de donner la tendance après le dépouillement de la première centaine. Mes copains du service Informatique avaient mis au point des abaques très réalistes, enfin les "rumeurs" des RG en milieu d'après-midi étaient rarement contredites. Mais c'était une analyse sortie des urnes. 14 mois avant c'est de la science fiction ou de la manipulation d'opinion. Et devant le matraquage médiatique il est difficile de résister.

Je préfèrerais que ce matraquage médiatique compare les propositions et promesses faites par le président actuel avec la réalité des textes mis en place. Je préfèrerais que l'on nous présente les projets des partis avec avantages comparés avec les autres. Au lieu de cela, quelques jours après une élection, les sondeurs commencent déjà à analyser la prochaine et pendant 5 ans on extrapole sur la prochaine.

Ce n'est pas la trombine de chaque poulain, ni les couleurs qu'il défend qui nous intéresse. C'est son projet pour la France et les moyens que nous aurons pour vérifier qu'il fait ce qu'il a dit qu'il ferait.

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07 mars 2011

Nos étoiles ont filé – Anne-Marie Revol

etoiles filantesPénélope et Paloma étaient des petites filles sagement endormies quand un incendie s’est déclaré dans la maison de leurs grands-parents pendant les vacances de leurs parents. Pénélope et Paloma sont mortes.

Pas facile, comme thème. Pas facile, comme roman. Enfin, au début. On a envie de dire bon ok encore un bouquin sur le deuil, ça va dégouliner de pathos, que chacun garde sa pudeur et ses larmes pour lui, pas besoin de jeter ça à la face du monde etc.

Et puis non. Cette douleur qui dévaste et détruit, Anne-Marie Revol ne la jette pas à la face du monde ou tout au moins de ses lecteurs. Ce deuil, elle le raconte en publiant ces lettres que, chaque jour, elle a écrites à ses deux petites filles pendant un an. Une lettre par jour ou presque. Des lettres pleines d’amour, de tristesse, de gaîté parfois, des lettres où transparaissent l’indicible douleur et l’impossibilité de s’en remettre. « On ne s’y habitue pas mais on vit avec ».

On vit avec, oui, et Anne-Marie Revol raconte, écrit, parle. Pénélope et Paloma deviennent ses confidentes, ses lectrices, témoins des jours qui s’écoulent sans elles. Elles ne sont plus là et pourtant elles sont omniprésentes. Elles sont là dans chaque objet, chaque anecdote, chaque souvenir qui remémore leur existence à leurs parents. Colère, refus, culpabilité, amour, peur, désespoir, lutte pour survivre, à travers ces lettres c’est la chronique d’une année de deuil et de mort intérieure qui est racontée avec une pudeur extrême, avec colère, avec désespoir, avec rage ou bien douceur. Parce que tous ces sentiments sont ceux que Anne-Marie Revol et son mari ont ressentis, des sentiments différents selon les jours, des sentiments qui les poussent à pleurer ou espérer. Des sentiments ainsi qu’un un amour infaillible qui soude le couple et lui permet de supporter l’atrocité, l’un soutenant l’autre à tout de rôle, de s’effondrer ensemble ou de faire face ensemble.

« Mes drogues douces », « Mes libellules », « Mes fraises des bois ». « Mes espoirs brisés », « Mes perles de pluie »… Pénélope et Paloma ne sont plus, Lancelot leur petit frère né un peu plus d’un an après leur mort ne les connaîtra pas, sauf à travers le récit et les souvenirs de ses parents et sa famille.

Ce livre à la fois triste et beau, douloureux et apaisé, est un hommage pudique, sincère, émouvant à deux petites étoiles filantes. Et bien que mes larmes en aient souvent inondé les pages, bien que plusieurs fois j’aie pensé à ces multiples doux surnoms que je donne aussi à ma fille et failli le refermer presque par superstition, j’en ressors avec un sourire attendri et l’image de deux petites filles que je n’ai pas connues mais qui, grâce à leur mère, existent un peu.

C’était le but de ce roman dont j’ai du mal à parler, mais oui, Pénélope et Paloma sont deux petites filles qui existent encore grâce à Anne-Marie Revol.

 

Nos étoiles ont filé, Anne-Marie Revol

Stock,octobre 2010, 394 pages

 

 

etoiles filantes

 

Chacun à son Étoile !

On ne voit bien qu'avec le Coeur !

 

07:30 Écrit par Pataouete dans Livre, Mes humeurs | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : etoiles filantes

Au bonheur des images

Un trésor d’imagerie populaire redécouvert à Lyon

Le Musée de l’imprimerie présente du 25 mars au 26 juin 2011 une exposition intitulée Au bonheur des images, qui évoque la brève et foisonnante histoire d’une aventure éditoriale hors du commun. Ce fonds d’images populaires sera dévoilé au public pour la toute première fois.

Images 1.jpg

Des milliers d’images dans toute l’Europe

Images 2.jpgEntre 1825 et 1896, des immigrés, originaires du Piémont en Italie, et du Tessin en Suisse, s’installent dans le quartier de la Guillotière à Lyon. D’abord marchands de cadres, ils vont devenir éditeurs d’images populaires. Leur production, tout en couleurs et en naïveté, va inonder l’Europe pendant près d’un siècle ; on dénombre aujourd’hui plus de 2.000 références et des sujets très variés : vie des saints, des héros, pèlerinages, actualités lyonnaises, nationales ou internationales, personnages illustres, scènes de la vie quotidienne, régionalisme, caricatures.


 

Mon gros chéri. - Wissembourg (Alsace) : Lith. F. C. Wentzel ;
Lyon : Gadola & Cie Editeurs, 2, Cours de Brosses ; à Paris : V.ve Gosselin, [1872].

La passion d’un collectionneur

Ces images qui ont pourtant décoré, pendant la plus grande partie du XIXe siècle, autant les intérieurs des églises que les foyers populaires, sont tombées petit à petit dans l’oubli. Imprimées sur des supports fragiles, négligées par les bibliothèques qui Image 3.jpgne les ont pas préservées, comme la plupart des imprimés éphémères. Aujourd’hui, elles doivent leur résurrection à la passion d’un collectionneur lyonnais : Michel Chomarat. Il en a acquis plusieurs centaines, et Jean-Paul Laroche, de son côté, en a retrouvé et identifié de très nombreuses autres dans les collections publiques, en France et à l’étranger. Un travail de détective et de défricheur qui a permis à ces images éparpillé
es à travers le monde et totalement méconnues, d’accéder enfin au statut de collection d’intérêt patrimonial.
Catastrophe arrivée à Lyon sur la Saône, le 10 Juillet 1864. - a Lyon : Gadola ; [Paris] : Imp.ie Gosselin, r. St Jacques, 71, [1864].

Une nouvelle vie pour l’imagerie de la Guillotière

Image 4.jpgL’exposition présentée au Musée de l’imprimée, dont Michel Chomarat, Chargé de Mission Mémoire pour la Ville de Lyon, est le Commissaire Général, permettra de replacer les estampes de la Guillotière au cœur de l’histoire de l’image imprimée. La lithographie en couleurs y joue en effet un rôle majeur ; c’est la technique utilisée au XIXe pour l’impression des documents à grand tirage, dont l’imagerie populaire. Un champ tout neuf de recherches et d’études s’ouvre donc à cette collection ressuscitée de l’oubli, qui témoigne aussi, comme pour tous les imprimés éphémères, des goûts et des préoccupations de son époque. Pour Lyon, c’est une page d’histoire retrouvée qui surgit, et singulièrement pour le quartier de la Guillotière, exemple parfait d’intégration réussie pour les immigrations de toutes origines.
Vue de l’Église Notre Dame de Fourvières et de la Statue. - à Lyon (Guillotiere) : chez Bernasconi frères, Editeurs f.nts de cadres, Cours de Brosses 12 ; Lyon : Lith. Lerocher, quai de Serin, 41, [1856].





Exposition
Du 25 mars au 26 juin 2011

Musée de l’imprimerie, 13 rue de la Poulaillerie 69002 Lyon

07:09 Écrit par Pataouete dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : estampes, la guillotire, lyon, musée de l'imprimerie

05 mars 2011

Gerland que J'aime

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Qui est Emile Vasquez ?

Originaire d'une famille de mineurs, Emile Vasquez est né le Il janvier 1934.

Très tôt il connaît la guerre, le camp de concentration à 5 ans avec ses frères et sœurs et la mère. Le père disparu pendant la guerre. L'adolescence se passe dans les Alpes de Haute-Provence à étudier, tout en travaillant pendant les vacances.

Il quitte ses études à 17 ans pour cause économique à la maison et apprend un métier pour aider sa famille. Suivant les conseils de son professeur, il change de région et vient à Saint-Chamond où il suit les cours de la Promotion sociale pour devenir cadre. De plus il suit des cours par correspondance.

En 1956, il entre dans l'enseignement technique au Lycée Frédéric-Fays à Villeurbanne;

Il n'a que 22 ans. 1958 marié, il part au service militaire en Algérie. Emile Vasquez passe les 28 mois de sa plus belle jeunesse sous l'uniforme dans l'Algérois.

1960 à aujourd'hui: Emile Vasquez passe le concours du professorat technique et se classe 3e sur le plan national.

Grâce à sa ténacité, à son travail personnel, ses efforts sont récompensés.

La pédagogie spéciale attire ce professeur, et il suit un stage à Beaumont sur Oise. Huit ans d'enseignement au service de l'enfance inadaptée lui permettent d'avoir une offre par le Ministère de l'Education du Canada. Mais Emile Vasquez reste à Lyon.

En 1974, pour confronter la pédagogie, l'enseignement technique, il fait un stage d'un an (pour le compte de l'Education Nationale) dans une entreprise.

Emile Vasquez revient à l'enseignement et assure les cours dans une section d'enseignement spécialisé au C.E.S. Jules Michelet (Enfance en difficulté), puis au C.E.S. Georges Clemenceau (7e arrondissement).

Chargé des classes de découverte Emile Vasquez envoie 5000 enfants en classe de plein air au lieu de 700 avant sa nomination.

Emile Vasquez est marié, son épouse est Directrice d'école maternelle à Gerland et à deux garçons.

 

Gerland que J'aime

Une amie m'a prêtée ce livre qui retrace toute l'histoire humaine et architecturale du quartier que j'habite, désormais, depuis 11 ans.

Tout le monde connait le Stade de Gerland mais il y a aussi les citées jardins, la Halle Tony Garnier, abattoir transformé en salle de spectacle et d'Expo, le Palais des Sports de Gerland…

Mais surtout, toute la vie de ce quartier ouvrier et populaire qui a un peu tendance, en s'embourgeoisant, à s'endormir, ça c'est mon avis.

Bon d'accord! C'est un peu MOI et Gerland mais je pense qu'Emile Vasquez a tant fait pour ce quartier qu'il mérite bien de tirer la couverture dans son propre bouquin.

Aujourd'hui ou nous avons plus de candidats barons, comtes ou vicomtes que de militant, je termine par la photo de son Logo de Campagne.

 

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07:29 Écrit par Pataouete dans Les Quartiers, Livre | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : gerland, vasquez, lyon

03 mars 2011

« Je me révolte, donc nous sommes»

Tiens tiens, il y avait un bon moment que je n'avais pas cité notre  Grand Frère Pataouète de Belcour :

Albert Camus

Camus en avant.jpg Pour Camus, la révolte doit s'exercer aussi contre les révolutions - au nom de la dignité, du respect de l'humain. Au nom de l'instant, aussi. Et de la nature, faudrait-il ajouter. Car s'impose également, dans l'humanisme de Camus, une révolte contre l'omniprésence de l'histoire et l'obsession de son sens. Ne penser qu'à l'histoire alimente la peur de jouir, occulte la lumière du monde. Le corps exige l'instant, la vie choisit nécessairement le présent plutôt que les lendemains.

Nos combats seraient des défaites s'ils devaient nous faire oublier l'éclat de la mer ou la douceur sans nom d'une peau. (…) L'évolution de la planète donne une pertinence nouvelle aux analyses de Camus,

sa tentative philosophique prend un sens inattendu en fonction des mutations de l'histoire. [….] Car nous savons désormais qu'une fin définitive de l'aventure humaine n'est pas à exclure. [ ... ] Y a-t-il plus forte illustration de l'absurde que l'autodestruction de l'espèce douée de raison? [...]

En lisant Camus, on comprend mieux pourquoi de nouvelles révoltes se dressent face aux nouvelles formes d'absurde. Aujourd'hui, comment la révolte ne surgirait-elle pas, plus vive que jamais?

Inégalités croissantes, contrôles permanents, abêtissement baptisé « culture », indifférence généralisée infiltrent les moindres recoins du monde. Dans cette perspective, Camus est actuel. «Je ne suis pas philosophe. Je ne crois pas assez à la raison pour croire à un système. Ce qui m'intéresse, c'est de savoir comment se conduire. »

Sur ce point, sa réflexion pourrait se résumer d'une phrase :

 

Il faut se révolter sans devenir inhumain, et refaire le monde, si possible, mais surtout empêcher qu'il ne se défasse.

07:53 Écrit par Pataouete dans Livre, Mes humeurs | Lien permanent | Commentaires (4)