04 janvier 2010
De quoi 2010 sera fait sur Pataouète ?
En ce début d’année, petite note de Bilan et perspectives pour Pataouète…
Bilan :
Tout d’abord, le nombre de visiteurs et de pages lues par mois a connu une croissance « exponentielle » pour atteindre, les 3.200 visiteurs, dont 1.000 visites uniques en Décembre. 6.000 pages lues, toujours par mois et enfin, 2.000 commentaires ont été posés depuis le mois de Mars, début de l’activité de ce blog.
Cela dépasse toutes mes espérances et m’aide à persister et à diversifier mes publications.
Merci à tous et n’hésitez pas à laisser des commentaires, traces de votre passage et de votre opinion relative à mes écrits.
Albert Camus
Dans mes perspectives je dois commencer, aujourd’hui, date anniversaire de son décès, par évoquer mon célèbre compatriote et la discussion autour de son éventuelle entrée au Panthéon.
Algérie
Bien sur, je poursuivrais ma réflexion. J’ai reçu beaucoup de cadeaux pour ces fêtes qui devraient alimenter mes élucubrations. En particulier, l’Orientalisme avant et pendant la conquête française, et ces français d’origine qui sont restés en Algérie après l’indépendance, par conviction politique, et que l’auteur à dénommé : « les Pieds-Rouges » !
Utopies
Je poursuivrais mes démarches pour apporter ma contribution à l’évolution altermondialiste de notre planète et de ses populations. Je pense que mes lecteurs ont désormais compris que je regrette infiniment la gestion économique et politique de notre planète, et que mes rêves utopiques me conduisent vers une société mondiale de Liberté, d’Egalité et de Fraternité…
Voyages
Bien entendu, j’ai toujours l’intention d’emmener mes potes de l’équipage vers des traversées virtuelles d’Utopie. J’aimerais même accroitre le nombre d’équipier. Plus on est de fous, plus on rame…
Mais je tiens beaucoup aussi à reprendre mes voyages réels et à vous les faire partager.
11:16 Publié dans Mes humeurs | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : camus, algérie, utopies, néo-libéralisme
17 novembre 2009
Un Général Non-violent : de Bollardière
Jacques Pâris de Bollardière, né le 16 décembre 1907 à Châteaubriant en Loire-Atlantique et mort le 22 février 1986 au Vieux-Talhouët, Guidel dans le Morbihan, était un officier général de l’armée française, combattant de la Seconde Guerre mondiale, de la guerre d'Indochine et de la guerre d'Algérie. C'est également une des figures de la non-violence en France.
Jacques de Bollardière est l'un des Français les plus décorés de la Seconde Guerre mondiale : grand officier de la Légion d'honneur, compagnon de la Libération, deux fois décoré du DSO (Distinguished Service Order), etc.
Engagement contre la torture en Algérie
Jacques de Bollardière est le seul officier supérieur à avoir condamné ouvertement l'usage de la torture pendant la guerre d'Algérie : il dénonce « certains procédés » pratiqués par une partie de l'armée française dans la recherche du renseignement lors de la guerre d'Algérie. Sa prise de position publique lui vaut une sanction de soixante jours d’arrêt de forteresse à La Courneuve
Il écrit quelques années plus tard : « Je pense avec un respect infini à ceux de mes frères, arabes ou français, qui sont morts comme le Christ, aux mains de leurs semblables, flagellés, torturés, défigurés par le mépris des hommes ». Il soutient Jean-Jacques Servan-Schreiber dans sa dénonciation de la torture.
« La guerre n’est qu’une dangereuse maladie d’une humanité infantile qui cherche douloureusement sa voie. La torture, ce dialogue dans l’horreur, n’est que l’envers affreux de la communication fraternelle. Elle dégrade celui qui l’inflige plus encore que celui qui la subit. Céder à la violence et à la torture, c’est, par impuissance à croire en l’homme, renoncer à construire un monde plus humain. »
Relevé de son poste, il est ensuite nommé adjoint du général commandant supérieur des forces armées de la zone de défense AEF-Cameroun puis à Coblence, en Allemagne, des postes honorifiques qui l'éloignent du commandement. Il démissionne au moment du putsch des Généraux (avril 1961), n'ayant pu obtenir de poste en Algérie, comme il le souhaitait.
Il déclare à cette occasion : « le putsch militaire d’Alger me détermine à quitter une armée qui se dresse contre le pays. Il ne pouvait être question pour moi de devenir le complice d’une aventure totalitaire. »
Non-violence
Jacques de la Bollardière (à droite) sur le plateau du Larzac, protestant contre l'extension du camp militaire, dans les années 1970. A sa gauche, les philosophes non-violents Jean-Marie Muller et Lanza del Vasto.
Pendant deux ans, il travaille comme attaché de direction dans l'entreprise de construction navale La Perrière à Lorient.
Il devient un membre actif du Mouvement pour une alternative non-violente (MAN) avec sa femme Simone. Il participe au mouvement de défense du Larzac menacé par l'extension d'un camp militaire. Le 17 juillet 1973, il est arrêté au large de Mururoa alors qu’il manifeste de façon non-violente contre les essais nucléaires atmosphériques (et plus généralement contre la dissuasion nucléaire). La marine française arraisonne son voilier, le Fri, alors qu'il est en dehors des eaux territoriales (mais à l'intérieur du périmètre de sécurité délimité en vue d'un essai). Le « commando Bollardière » est composé de Jean Toulat, Jean-Marie Muller et Brice Lalonde.
Il est également président de l'association Logement et promotion sociale de 1968 à 1978, membre d'associations régionalistes bretonnes et théoricien de la défense civile non-violente. Ces convictions sont indissociables de sa foi chrétienne.
À l’occasion de la loi de réhabilitation des militaires putschistes de 1982, certains officiers ayant résisté au putsch sont également réintégrés dans les cadres ; trouvant ce parallélisme déplacé et ce geste bien tardif, le général de Bollardière refuse le même traitement.
Décédé dans sa résidence du Vieux-Talhouët le 22 février 1986, il est inhumé à Vannes.
07:40 Publié dans L'Algérie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : algérie, de bollardière, non-violence
16 novembre 2009
Engueulade pataouète
Scéne de ménage entre Lucette Sahuquet et Robert Castel.
07:39 Publié dans L'Algérie | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : algérie, pataouète, castel, sahuquet
14 novembre 2009
Choucroute de Mostaganem
Aujourd'hui c'est Choucroute !
Mes copains alsaciens, ne révez pas... de Mostaganem !
"Chers amis,
Un peu d’humour n’a jamais fait de mal à personne !
Alors je vous souhaite un bon appétit en consommant cette « Choucroute en provenance de Mostaganem ».
A bientôt,
Bien amicalement"
Jacky Colatrella
07:37 Publié dans L'Algérie | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : algérie, choucroute, mostaganem
07 novembre 2009
Vidéo amusante, en pataouète.
Une vidéo amusante en Pataouete. les textes sont extrait des chroniques algéroises d'Edmond Brua.
07:45 Publié dans L'Algérie | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : algérie, pataouete, brua, philippeville, skikda
05 novembre 2009
L'accent c'est la marque de Fabrique
Cette fois, je vous propose une vidéo ou le Pataouète est parlé.
Cependant, l'auteur-interprète est originaire de Philippeville (lien), aujourd'hui Skikda, dans l'est algérois. Je pensais que le Pataouète était le langage parlé à Alger, voir à Bab-el-Oued. Il semble par ce témoignage que l'usage en soit plus répandu dans toute l'Algérie "francophone".
"Chers amis,
L'accent, c'est la marque de fabrique. Le nôtre ne déroge pas à la règle, c'est un peu le pays qui nous suit ; alors, grâce à SKIKDAMAG, venez-vous replonger un moment dans cette ambiance si particulière qui n'appartient qu'à nous.
A bientôt pour de nouvelles aventures.
Amitiés
Jacky Colatrella"
L'Accent de chez nous
envoyé par skikdamag. - Découvrez plus de vidéos de mode.
07:40 Publié dans L'Algérie | Lien permanent | Commentaires (30) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : algérie, pataouete, accent
03 novembre 2009
Alain Souchon, nostalgique de l'Algérie
11:44 Publié dans L'Algérie | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : algérie, souchon;sidiferuch
28 octobre 2009
L’Association d’Ancien Appelés en Algérie Contre la Guerre
Au hasard d’un « Zapping » J’ai fait connaissance avec une association d’Ancien Appelés en Algérie.
L’Association d’Ancien Appelés en Algérie Contre la Guerre, (le site).
Au delà de la volonté humanitaire et de la redistribution de leurs Rentes d’anciens combattants qu’ils estiment « Devoir » à l’Algérie, cette association témoigne par des vidéos ou des interventions dans les écoles des drames de l’Algérie Française et des horreurs de la Guerre.
Avant de vous inviter à visionner la Vidéo je tiens à rappeler quelques chiffres :
Þ 2.000.000 de Bidasses français appelés, ou rappelés, ont participé aux opérations de « maintien de l’ordre » en Algérie de novembre 1954 à juillet 1962. A raison de 27 à 30 mois de leur jeune vie.
Þ 30.000 y ont perdu la vie.
Þ 350.000 auraient été suivis en psychiatrie pour des troubles plus ou moins importants. Certain ayant fini leur vie en Hôpital Psychiatrique.
Les images d’époque, souvent « amateurs » et les témoignages de ce reportage m’ont bouleversé.
La condition humaine et sanitaire dans laquelle vivaient des hommes et des femmes à la fin des années 60 sur un territoire français.
La manière appliquée pour dissoudre manu militari des villages classés en Zone Interdite, évacués en 48 heures et détruits ensuite au sol ou par l’aviation.
Enfin, et surtout, par l’émotion unanime des témoins évoquant les scènes de torture, de viol et d’exécution sommaire auxquelles ils ont été, contraints ou forcés, tenus à participer ou à assister.
Je vous incite vivement à visionner la vidéo condensé du film qui est encore diffusé ces jours-ci sur France O.
Je ne suis pas certain de pouvoir vous la proposer sur ce blog, je maitrise mal les images de Dailymotion. Sinon, vous pouvez la voir en page d’accueil du Site ou sur le Lien : http://www.dailymotion.com/video/x8w8zk_4acg-donner-un-se...
Mon dieu quel malheur la guerre !
Y'a é ça marche Merci Nono !
16:39 Publié dans L'Algérie | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : algérie, 4acg, anciens appelés
24 octobre 2009
Les Z’Urbains.
Les Z’Urbains.
Dès leur débarquement sur la plage de Sidi Ferruch, les troupes françaises n’avaient qu’un but : Alger.
Au début de mes élucubrations je publiais un film sur Alger en 1896 qui en a surpris plus d’un.
A l’origine Alger c’était surtout la Casbah, le Port, et une suite de palais mauresques. Peu à peu, la ville se construit par cercles concentriques autour d’un axe central : La Grande Poste. Il s’agit en fait d’un bâtiment construit en 1905 mais de style mauresque.
Les immeubles et les voiries sont largement inspirés du Baron Hausmann mâtinés d’une part méditerranéenne. Evidemment, le quartier central est essentiellement habité par les classes bourgeoises et leur personnel de maison et de service. Plus on s’éloigne et plus on retrouve les classes ouvrières. Classique quoi.
En 1920, Alger est reconnue 2ème ville de France, après Paris bien entendu mais devant Lyon et Marseille sa jumelle.
Les « Indigènes » n’ont pas le même statut que leurs coreligionnaires ruraux. Ils ne sont pas asservis mais urbanisés. Oh ! bien sur, les médecins, pharmaciens, avocats ou journalistes d’origine magrébine sont rares. Mais ils existent. Je pense toutefois qu’ils sont originaires des grandes familles régnantes avant la Conquête.
Il faut signaler une importante catégorie commerçante. Toutes, ou pratiquement toutes, les épiceries sont tenus par des Mozabites (Moutchou), originaire du M’Zab région aux limites du Sahara, je détaillerais plus tard. Sur les marchés, les étals de Fruits et Légumes sont gérés, de génération en génération, par des Indigènes. D’autres commerce de Proximité sont aussi servis par des originaires. Plus le commerce devient « technique » moins il est servi par des indigènes et ne parlons pas des charcuteries !
Le reste des travailleurs indigènes est ouvrier du public ou du privé. Plutôt en bas de l’échelle sociale. Certain peuvent atteindre le niveau encadrement. Ils existent mais ils sont rares. Facteurs, éboueurs, balayeurs, toutes les professions de service sont occupées par des Indigènes.
Ils sont donc intégrés à la société industrielle et de service. Ils vivent dans des immeubles corrects, à la norme du début du 20 ème, les enfants peuvent fréquenter l’Ecole Publique autant que ce que le petit métropolitain issu de la classe ouvrière peut la fréquenter à l’époque. Les femmes sont centrées sur leur foyer ou assurent des tâches ménagères dans les familles bourgeoises. La condition féminine n’est pas flatteuse mais finalement seul le port du voile (le Haïk) peut distinguer les communautés « ouvrières ».
Au niveau du langage, le Sabir, langue mêlant l’Arabe et le Français se développe. Ce n’est pas tout à fait le Pataouète qui lui est plutôt européen mais l’intégration fera un mélange de ces 2 langages.
Lors de mon passage à Alger ou lors de l’écoute de reportages, j’ai toujours été surpris par la qualité du français parlé par les « Vieux ». Même de vieilles dames très âgées, épouse d’ouvrier, s’exprime toujours aujourd’hui dans un français classique hélas peut usité de nos jours par nos contrés. De plus, comme partout, les néologismes sont français ou anglais. Cela donne des conversations amusantes : « Bla Bla Bla Télévision, Bla Bla Bla Téléphone,… ».
Nous devons donc constater une société qui évolue avec son temps, selon des principes de Classes et non de Castes, même si les « Colons » sont encore sensibles aux discours de supériorité et ont une place plus élevé sur l’Echelle Sociale. Une société qui s’urbanise au même rythme que les citées métropolitaines, quelles que soient les catégories et les origines sociales.
Une dernière pensée : étant donné ce maillage, cette imbrication sociale, lorsque d’aucun de quelque coté qu’il soit, voulu déstabiliser cette société, imaginez le chaos que cela peut représenter et les irrémédiables rancœurs…
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08 octobre 2009
Le Colon et les Fellahs
Le Colon.
C’est donc après une vingtaine d’années de conquête militaire d’une rudesse certaine, il apparaît que le 1/3 de la population indigène est resté sur le sable, que l’installation des exploitations agricoles démarre.
Tout reste à faire pour les colons. Il leur faut : assainir, défricher, planter, entretenir et récolter. Dans des conditions sanitaires plus que défavorables, la mortalité adulte et infantile est énorme. (voir ma dernière note)
Toute la plaine située entre la mer et l’Atlas Tellien est ainsi équipée en vaste zone agricole : Vergers d’agrumes, Vignes, Céréales, Elevage, Jardins maraichers, etc.
Bien évidemment les colons doivent se loger et abriter leur ferme. La plupart du temps, ils se regroupent dans des village-rues, une longue enfilade de maisons, de corps de ferme et de commerce. D’autre fois, ils s’installent au milieu des champs dans des habitations un peu bastides fortifiées.
Nous sommes au milieu du XIXème siècle. Les conditions d’habitat reproduisent les conditions en vigueur en métropole.
Les structures d’exploitation reproduisent l’organisation métropolitaine : le propriétaire et/ou son métayer recrutent la main d’œuvre nécessaire que l’on nomme Journaliers, Loués, Placés…sauf que là, cette main d’œuvre va être recrutée sur place.
Les Fellahs.
L’organisation des indigènes est tribale, autoritaire, hiérarchisée et clanique. Selon le cas, les ouvriers agricoles seront recrutés à proximité ou déplacés en bloc vers l’endroit où l’on a besoin d’eux. Le chef du village garde l’autorité civile et politique, le Colon l’autorité économique. Les Fellahs sont encadrés par des contremaitres européens ou des chaouchs qui pratiquent une gestion des ressources humaines dites « du Nerf de bœuf ». Mon père me racontait avoir vu, après la guerre, des hommes transportés en camion pour aller voter (probablement un scrutin municipal) avec le bachagha qui recevait les hommages devant le bureau et le Chaouch qui tapotait la paume de sa main de son splendide Nerf de Bœuf.
Bon d’accord, ils ne sont pas esclaves, ils ne portent pas de fers, mais l’asservissement est-il vraiment différent ? Ils ne sont pas intégrés à la société française d’Algérie. Ils conservent leurs coutumes, leur mode de vie et leur dialecte.
L’alphabétisation est inexistante, l’instruction publique est réservée aux petits français. Même les systèmes de soins sont partagés, si tant est même qu’il y en ait pour les indigènes. Nous sommes bien là dans une organisation de Sous-hommes chère à Jules Ferry.
C’est aussi parmi cette population que seront razziés les « Volontaires » aux charniers européens, la main d’œuvre nécessaire aux mines et usines métropolitaines, la piétaille harki ou fellaga et enfin, après l’indépendance, l’immigration masculine d’abord puis familiale vers la France ou les villes côtières algériennes.
De la à considérer que la colonisation rurale est à l’origine fondamentale du « problème » algérien, jusqu'à nos jours et d’un coté comme de l’autre de la Méditerranée, il n’y a qu’un pas que je n’hésiterais pas à franchir.
Comme disent mes « cousins » algérois : « c’est des Blédards ! ».
J’aborderai un de ces jours la société urbaine où les choses ont été prises différemment, mais…
16:28 Publié dans L'Algérie | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : algérie, colon, fellah, rural



