06 janvier 2010
En sortant de l'Ecole !
A Nanard qui ma soufflé le texte que j'ai publié pour la nouvelle année...
EN SORTANT DE L'ECOLE
nous avons rencontré
un grand chemin de fer
qui nous a emmenés
tout autour de la terre
dans un wagon doré.
Tout autour de la terre
nous avons rencontré
la mer qui se promenait
avec tous ses coquillages
ses îles parfumées
et puis ses beaux naufrages
et ses saumons fumés.
Au-dessus de la mer
nous avons rencontré
la lune et les étoiles
sur un bateau à voiles
partant pour le Japon
et les trois mousquetaires des cinq doigts de la main
tournant la manivelle d'un petit sous-marin
plongeant au fond des mers
pour chercher des oursins.
Revenant sur la terre
nous avons rencontré
sur la voie de chemin de fer
une maison qui fuyait
fuyait tout autour de la terre
fuyait tout autour de la mer
fuyait devant l'hiver
qui voulait l'attraper.
Mais nous sur notre chemin de fer
on s'est mis à rouler
rouler derrière l'hiver
et on l'a écrasé
et la maison s'est arrêtée
et le printemps nous a salués.
C'était lui le garde-barrière
et il nous a bien remerciés
et toutes les fleurs de toute la terre
soudain se sont mises à pousser
pousser à tort et à travers
sur la voie de chemin de fer
qui ne voulait plus avancer
de peur de les abîmer.
Alors on est revenu à pied
à pied tout autour de la terre
à pied tout autour de la mer
tout autour du soleil
de la lune et des étoiles
A pied à cheval en voiture et en bateau à voiles.
Jacques Prévert
16:08 Publié dans Mes humeurs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : ensortant de l'ecole, prevert, montand
04 janvier 2010
De quoi 2010 sera fait sur Pataouète ?
En ce début d’année, petite note de Bilan et perspectives pour Pataouète…
Bilan :
Tout d’abord, le nombre de visiteurs et de pages lues par mois a connu une croissance « exponentielle » pour atteindre, les 3.200 visiteurs, dont 1.000 visites uniques en Décembre. 6.000 pages lues, toujours par mois et enfin, 2.000 commentaires ont été posés depuis le mois de Mars, début de l’activité de ce blog.
Cela dépasse toutes mes espérances et m’aide à persister et à diversifier mes publications.
Merci à tous et n’hésitez pas à laisser des commentaires, traces de votre passage et de votre opinion relative à mes écrits.
Albert Camus
Dans mes perspectives je dois commencer, aujourd’hui, date anniversaire de son décès, par évoquer mon célèbre compatriote et la discussion autour de son éventuelle entrée au Panthéon.
Algérie
Bien sur, je poursuivrais ma réflexion. J’ai reçu beaucoup de cadeaux pour ces fêtes qui devraient alimenter mes élucubrations. En particulier, l’Orientalisme avant et pendant la conquête française, et ces français d’origine qui sont restés en Algérie après l’indépendance, par conviction politique, et que l’auteur à dénommé : « les Pieds-Rouges » !
Utopies
Je poursuivrais mes démarches pour apporter ma contribution à l’évolution altermondialiste de notre planète et de ses populations. Je pense que mes lecteurs ont désormais compris que je regrette infiniment la gestion économique et politique de notre planète, et que mes rêves utopiques me conduisent vers une société mondiale de Liberté, d’Egalité et de Fraternité…
Voyages
Bien entendu, j’ai toujours l’intention d’emmener mes potes de l’équipage vers des traversées virtuelles d’Utopie. J’aimerais même accroitre le nombre d’équipier. Plus on est de fous, plus on rame…
Mais je tiens beaucoup aussi à reprendre mes voyages réels et à vous les faire partager.
11:16 Publié dans Mes humeurs | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : camus, algérie, utopies, néo-libéralisme
31 décembre 2009
Au Diable l'an Neuf, au gai l'an dix
23:55 Publié dans Mes humeurs | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : 2010, voeux
29 décembre 2009
Le cas de Pie XII divise l'église
07:29 Publié dans Mes humeurs | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : pie xii, cononisation
28 décembre 2009
La fin de la pauvreté ?
La fin de la pauvreté ?
Juste en sortant d' «Avatar ", entrez dans une autre salle de cinéma. Et allez voir
« La fin de la pauvreté ? ». Bien sûr, ce documentaire passe dans cent fois moins de salles que le blockbuster de James Cameron. II est moins distrayant. Il ne fait pas rêver. Mais il dit la même chose. Il raconte la même histoire. La seule différence, c'est que celle-ci est vraie. Dans ce film, le réalisateur Philippe Diaz montre comment le monde où nous vivons a été façonné par cinq siècles de pillage. Comment à partir de 1492, au moment où en Europe la noblesse a déjà confisqué les terres communales qui permettaient aux pauvres de subsister, les conquistadors ratissent le Nouveau Monde : sitôt découvert, sitôt ravagé. II suffit de relire « Très brève relation de la destruction des Indes ), (La Découverte), le témoignage effaré du dominicain Bartolomé de Las Casas publié en 1552 : « Si les chrétiens ont tué et détruit tant et tant d'âmes et de telle qualité, c'est seulement dans le but d'avoir de l'or, de se gonfler de richesses en très peu de temps et de s'élever à de hautes positions disproportionnées à leur personne. »
Pourquoi aujourd'hui trois milliards de personnes vivent-elles avec deux dollars par jour ? Parce que, à leur manière, d'autres conquistadors ont continué et continuent le pillage.
Aujourd'hui, du Brésil au Kenya, des décennies après les indépendances, les terres sont toujours aux mains des grands propriétaires terriens et des multinationales. Les pays du Sud sont toujours étranglés par la dette, et du coup contraints de produire des biens de base bon marché pour les pays du Nord. H.W.O. Okoth-Ogendo, professeur de droit kényan : « Les ressources du Sud sont fondamentales au développement du Nord. Et la manière d'accéder à ses ressources et de les contrôler devient cruciale pour le Nord. C'est là que le combat s'est toujours déroulé, et ce durant des siècles, et cela continue. Surtout en ce qui concerne les ressources minières. Regardez autour de vous. Pourquoi la guerre d'Angola a-t-elle été si longue ? Ou celle du Congo ? Pourquoi ne sommes-nous pas intéressés par ce qui se passe en Somalie ? Car il n'y a rien à exproprier là-bas. Mais il y a des choses à exproprier au Soudan, au Congo, en Angola et dans d'autres pays. Donc les guerres de ressources vont continuer. »
Oui, nous sommes toujours dans« Avatar» : les colons continuent d'exploiter les Na’vis. Susan George : « Je pense que les gens ne comprennent pas qu'en fait c'est le Sud qui finance le Nord. Si on regarde les mouvements d'argent du Nord vers le Sud et du Sud vers le Nord, on s'aperçoit que le Sud finance le Nord à hauteur de 200 milliards de dollars par an. »
Mais comme à Copenhague les pays du Nord ont promis-juré qu'ils donneraient la moitié de cette somme aux pays pauvres à partir de 2020 pour lutter contre le réchauffement climatique, on est tout de suite rassurés !
Jean-Luc Porquet « Le canard » du Mercredi 23 décembre
16:26 Publié dans Mes humeurs | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : pauvreté, nord-sud, avatar
22 décembre 2009
Pataouète rentre dans sa tanière
Pataouète rentre dans sa tanière
J’ai toujours été mal en cette période de « Fêtes ».
Je ne suis pas croyant et donc, Noël est, pour moi, la Fête des Enfants.
Pour moi, enfant, la Noël est synonyme de « bousculades » fraternelle, de cadeaux qui ne correspondaient pas à mes souhaits, mes parents faisaient comme ils pouvaient.
Puis, Noël correspondit à l’absence physique ou définitive de mon Père.
Une fois adulte, militaire ce fut une consignation pour cause d’abondantes chutes de neige dans la vallée du Rhône, puis les contraintes belle-familiales, heureusement qu’il me restait le passage du Père Noël dans notre cocon intime avec mes enfants.
Pour finir avec cette époque, je déménageais dans ma « garçonnière » le 23 décembre au soir et y restais seul, c’est à dire sans coup de fil ni visite jusqu’au 26.
Aujourd’hui, mon crabe se réveille, ma fille, l’amour de ma vie, ne me respecte pas et je vais encore passer Noël dans un environnement contraint qui ne me convient pas, à ruminer mes angoisses.
Aujourd’hui, des hommes, des enfants, continuent à crever de faim, de soif ou de froid. La Société de consommation se plaint de la crise qui restreint les achats de Noël mais on cambriole un dépôt des Restos du Cœur.
J’ai envie de citer Lula à Flophenhague :
« J’ai été élu pour donner à manger à tous les Brésiliens ! ».
Messieurs que l’on nomme Grands, Messieurs que l’on nomme Riches est-ce qu’un jour vous pourrez considérer que vous avez été « Elus » pour donner à manger à l’Humanité toute entière ?
Je n’ai pas envie de gâcher les fêtes à mes visiteurs et encore moins à « l’Equipage de L’Utopie » qui m’honorent et me réchauffent d’une attention toute particulière.
Aussi Pataouète va rentrer dans sa tanière et vous retrouvera l’année prochaine.
Fermeture provisoire pour cause de retraite !
12:05 Publié dans Mes humeurs | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note | Tags : humeurs de noel
16 décembre 2009
Maurice ALLAIS Le prix Nobel iconoclaste ... et bâillonné
Le prix Nobel iconoclaste ... et bâillonné
La «Lettre aux Français» que le seul et unique prix Nobel d'économie français a rédigée pour Marianne aura-t-elle plus d'écho que ses précédentes interventions ? Il annonce que le chômage va continuer à croître en Europe, aux Etats- Unis et dans le monde développé. Il dénonce la myopie de la plupart des responsables économiques et politiques sur la crise financière et bancaire qui n'est, selon lui, que le symptôme spectaculaire d'une crise économique plus profonde : la déréglementation de la concurrence sur le marché mondial de la main-d'œuvre. Depuis deux décennies, cet économiste libéral n'a cessé d'alerter les décideurs, et la grande crise, il l'avait clairement annoncée il y a plus de dix ans.
Eternel casse-pieds
Mais qui connaît Maurice Allais, à part ceux qui ont tout fait pour le faire taire ? On savait que la pensée unique n'avait jamais été aussi hégémonique qu'en économie, la gauche elle-même ayant fini par céder à la vulgate néolibérale. On savait le sort qu'elle réserve à ceux qui ne pensent pas en troupeau. Mais, avec le cas Allais, on mesure la capacité d'étouffement d'une élite habitée par cette idéologie, au point d' ostraciser un prix Nobel devenu maudit parce qu'il a toujours été plus soucieux des faits que des cases où il faut savoir se blottir.
« La réalité que l'on peut constater a toujours primé pour moi. Mon existence a été dominée par le désir de comprendre ce qui se passe, en économie comme en physique. »
Car Maurice Allais est un physicien venu à l'économie à la vue des effets inouïs de la crise de 1929. Dès sa sortie de Polytechnique, en 1933, il part aux Etats-Unis. «C'était la misère, sociale, mais aussi intellectuelle : personne ne comprenait ce qui était arrivé. »
Misère à laquelle est sensible le jeune Allais, qui avait réussi à en sortir grâce à une institutrice qui le poussa aux études : fils d'une vendeuse veuve de guerre, il a, toute sa jeunesse, installé chaque soir un lit pliant pour dormir dans un couloir. Ce voyage américain le décide à se consacrer à l'économie, sans jamais abandonner une carrière parallèle de physicien reconnu pour ses travaux sur la gravitation. Il devient le chef de file de la recherche française en économétrie, spécialiste de l'analyse des marchés, de la dynamique monétaire et du risque financier. Il rédige, pendant la guerre, une théorie de l'économie pure qu'il ne publiera que quarante ans plus tard et qui lui vaudra le prix Nobel d'économie en 1988. Mais les journalistes japonais sont plus nombreux que leurs homologues français à la remise du prix : il est déjà considéré comme un vieux libéral ringardisé par la mode néolibérale.
Car, s'Il croit a l’efficacité du marché, c'est à condition de le «corriger par une redistribution sociale des revenus illégitimes ».
Car, s'Il croit a l’efficacité du marché, c'est à condition de le « corriger par une redistribution sociale des revenus illégitimes ». Il a refusé de faire partie du club des libéraux fondé par Friedrich Von Hayek et Milton Friedman : ils accordaient, selon lui, trop d'importance au droit de propriété ... « Toute ma vie d'économiste, j'ai vérifié la justesse de Lacordaire : entre le fort et le faible, c'est la liberté qui opprime et la règle qui libère », précise Maurice Allais, dont Raymond Aron avait bien résumé la position :
« Convaincre des socialistes que le vrai libéral ne désire pas moins qu'eux la justice sociale, et des libéraux que l'efficacité de l'économie de marché ne suffit plus à garantir une répartition acceptable des revenus. »
Il ne convaincra ni les uns ni les autres, se disant « libéral et socialiste ». Eternel casse-pieds inclassable. Il aura démontré la faillite économique soviétique en décryptant le trucage de ses statistiques. Favorable à l'indépendance de l'Algérie, il se mobilise en faveur des Harkis au point de risquer l'internement administratif. Privé de la chaire d'économie de Polytechnique car trop dirigiste. « Je n'ai jamais été invité à l'ENA, j'ai affronté des haines incroyables ! » Après son Nobel, il continue en dénonçant « la chienlit laisser-fairiste» du néolibéralisme triomphant. Seul moyen d'expression : ses chroniques touffues publiées dans le Figaro, où le protège Alain Peyrefitte. A la mort de ce dernier, en 1999, il est congédié comme un malpropre.
Il vient de publier une tribune alarmiste dénonçant une finance de « casino» :
«L'économie mondiale tout entière repose aujourd'hui sur de gigantesques pyramides de dettes, prenant appui les unes sur les autres dans un équilibre fragile. Jamais dans le passé une pareille accumulation de promesses de payer ne s'était constatée. Jamais, sans doute, il est devenu plus difficile d'y faire face. Jamais sans doute, une telle instabilité potentielle n'était apparue avec une telle menace d'un effondrement général. »
Propos développés l'année suivante dans un petit ouvrage (*) très lisible qui annonce l'effondrement financier dix ans à l'avance. Ses recommandations en faveur d'un protectionnisme européen, reprises par Chevènement et Le Pen, lui valurent d'être assimilé au diable par les gazettes bien-pensantes. En 2005, lors de la campagne sur le référendum européen, le prix Nobel veut publier une tribune expliquant comment Bruxelles, reniant le marché commun en abandonnant la préférence communautaire, a brisé sa croissance économique et détruit ses emplois, livrant l'Europe au dépeçage industriel : elle est refusée partout, seule l'Humanité accepte de la publier.
Aujourd'hui, à 98 ans, le vieux savant pensait que sa clairvoyance serait au moins reconnue. Non, silence total, à la notable exception du bel hommage que lui a rendu Pierre-Antoine Delhommais dans le Monde.
Les autres continuent de tourner en rond, enfermés dans leur « cercle de la raison»
Eric Conan 5 au 11 décembre 2009 / Marianne
* La Crise mondiale aujourd'hui,
Éditions Clément Juglar, 1999.
Quelques citations :
Du chomage résultent des délocalisations
elles mêmes dues aux grande différences de salaires..
Il est indispensable de rétablir une légitime protection
Si aucune limite n'est posée,ce qui va arriver
sera une augmentation de la destruction d'emplois
et une croissance dramatique du chomage
Les causes de la crise telles qu'elles qu'on nous les présente
relèvent d'une imcmpréhension de la réalité économique.
S'agit-il seulement d'ignorance ?
15:17 Publié dans Mes humeurs | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : maurice allais, economie, néolibéralisme
11 décembre 2009
Changer le Monde !
Changer le Monde !
Ou une version plus sfoft...
07:11 Publié dans Mes humeurs | Lien permanent | Commentaires (35) | Envoyer cette note | Tags : changer le monde, altermondialisme
09 décembre 2009
Les frères ennemis
Au hasard de nos élucubrations, et grâce à la désignation de Lionel Messi comme ballon d'or 09, "l'équipage" en est venu à citer quelques bon mots de ces humoristes. Ce qui est amusant, pour Pataouete, c'est que c'est aussi le surnom donné à la France-Algérie...
Les Frères ennemis était un duo d'humoristes en vogue dans les années 1960-1970 en France. Il était composé de :
Teddy Vrignault (le chevelu), humoriste et acteur français, né le 22 novembre 1928 à Paris. Disparu sans laisser de traces le 1er novembre 1984, il a été déclaré décédé le 1er novembre 2004.
André Gaillard (le chauve), humoriste et acteur français, né le 19 décembre 1927 à Paris.
Þ Si madame de Sévigné avait pris le métro, elle aurait peut-être raté sa correspondance.
Þ Un homme averti en vaut deux. Alors, en cas de danger, n'avertissez personne car cela doublerait le nombre des victimes.
Þ Il était tellement sale que même ses puces avaient des poux.
Þ « - Allo Iseult ? Ici Tristan, je t'invite à prendre un café. Tu veux un express ? » « - Non, un philtre »
Þ « - Allo Daphnis ? Ici c'est Chloé. » « - Et ça tient ? »
Þ « - Allo Gulliver ? Ici Lilliput. » « - bonjour madame ! »
Þ "Abraham naquit dans la ville d'Ur célèbre pour ses œufs." "??" "Et bien oui, les œufs d'Ur"
Þ Il vaut mieux arriver en retard et rater son train que d'arriver en avance et monter dans un autre !
Comme d'habitude, à la fin des vidéos, quelques autres propositions vous sont indiquées si cela vous dit !
07:48 Publié dans Mes humeurs | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : frères ennemis
08 décembre 2009
Elle a dit le mot…
Elle a dit le mot…
En ces temps de débats historiques, et pour faire suite à ma note : « je suis inquiet c’est un doux euphémisme».
Et aux commentaires passionnants et parfois passionnés qui m’ont fait l’honneur de l’accompagner, je voudrais, une fois pour toute, tenter de vous expliquer pourquoi je n’ai aucune confiance envers les Politiques pas plus qu’envers le Grand Capital.
Avant d’aborder la période moderne, je voudrais vous rappeler que depuis que l’homme a inventé le feu, il se bat avec son voisin pour le conserver ou lui piquer la précieuse flamme. Que le Messie Jésus a été crucifié et que si Mahomet est mort dans son lit, ses 5 successeurs furent assassinés.
Au XVIII et XIXème siècle, la France enfanta, abrita et nourrit une multitude de philosophes qui nous ont proposé un système social humaniste égalitaire et démocratique.
Par la révolution, nous avons abolit les privilèges et fait tomber le tyran. Cependant, les deux premières républiques ont abouti à un empereur. La troisième après avoir réprimé dans un bain de sang et une déportation massive La Commune de Paris, ainsi que ces petites sœurs. (À ce propos qui était commandant de l’armée versaillaise ? Le Général Bugeaud le vainqueur de la conquête algérienne !) Ne put, ou ne voulu pas empêcher 2 guerres mondiales et des tyrannies à foison de l’axe jusqu’au monde soviétique. Je passerai pudiquement sur l’épisode Vichy. Pour arriver à la 4eme, ses fusillades de grévistes, les guerres coloniales et enfin le coup d’état qui porta le Général De Gaulle au pouvoir et déboucha sur la 5eme qui finalement, et à mon corps défendant, n’est peut-être pas la pire.
Pendant tout ce temps, les pays de l’Europe occidentale, Grande Bretagne et France en tête, ont envahi, exploité, piétiné l’Afrique et une partie de l’Asie. En ce temps là, chez nous c’était germinal et les misérables. Croyais vous que l’on en a profité de l’occasion pour donner notre niveau de vie et de culture aux peuples colonisés. Bon d’accord, à l’époque ils étaient encore à l’âge de pierre. Non, nous les avons asservis. Et même, Jules Ferry, le chantre de la Laïcité républicaine, les a déclaré êtres inférieurs. Que ce serait-il passé si l’Europe avait apporté, ses valeurs, sa culture, ses principes d’égalité et de fraternité aux peuples conquit ? Si toutes ces contrées avaient été traitées équitablement, si nous avions géré notre planète aurions nous toujours autant de misères au Sud ?
La révolution industrielle a crée la Classe Ouvrière. Bien entendu, qui dit ouvrier dit patron mais nous sommes vite passé des « Maitres de Forge » souvent paternalistes mais proches des ouvriers aux sociétés capitalistes, désormais multinationales.
L’idéal républicain a laissé la place à l’idée de profit. Les lobbies ont pris de pas sur les idéologues et c’est eux qui gouvernent le Monde. L’intérêt est capital ! Combien de chef d’état ou d’idéologues assassinés dans des conditions mystérieuses ?
Lorsque le monde communiste pris le pas sur l’Est de l’Europe, les capitalistes cherchèrent une parade. Ils créèrent la Social-démocratie, un ersatz de pseudo socialismes qui développa un rideau de fumée devant la classe ouvrière. Oh ! bien sur nous avons récupéré les miettes, bien sur le niveau de vie de l’Europe occidentale s’est largement amélioré mais tant que le Profit suivait, tant que le contre-feu communiste semblait apporter une autre réponse. Mais aujourd’hui, ce contre-feu n’existe plus, nous en sommes au néo-libéralisme, à la mondialisation, à la course aux plus bas salaires si tant est que le prix de la main-d’œuvre ait encore une importance par rapport aux indices boursiers.
Pendant ce temps, l’ensemble de la classe politique, formée à l’ENA, cherche à se répartir le gâteau, en cherchant quand même la plus belle part, mais plus personne n’a d’Idéal, de projet de Liberté, d’Egalité et de Fraternité pour leurs concitoyens. Même les partis d’extrême gauche, ceux qui se disaient Marxistes, Léninistes ou Trotskistes, qui cherchent à se fédérer ne trouve pas d’emblème autre que l’Anticapitalisme.
Comme disait Jacques Duclos : « tout ça c’est blanc bonnet, bonnet blanc ! »
Bien sur cela est un constat, mon constat et je laisse à chacun son libre arbitre. Bien sur ce constat ne peut pas être positif puisqu’il ne propose pas de solution mais je n’ai pas de solution.
Aura-t-on un jour un « messie » capable de sauver l’humanité ?
« Je suis inquiet c’est un doux euphémisme».
11:04 Publié dans La poulitique, Mes humeurs | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note | Tags : capitalisme, néo-libéralisme, socialisme






