30 novembre 2009

Maintenant je sais

 

                                               Maintenant je sais...

                                                  que l'on ne sait jamais...

 

29 novembre 2009

Faux Nez !

Faux nez

Evoque l'utilisation d'un faux appendice nasal pour tenter de se faire passer pour ce qu'on n’est pas.

Ainsi les néolibéraux d'avant guerre, dont la théorie et la pratique avaient provoqué la grande crise qui, elle-même, déboucha sur la montée du Nazisme en Europe et la Seconde Guerre mondiale, ont-ils, au lendemain de la Libération, été saisis de panique au constat de la progression du communisme et de la menace que faisait peser l'empire totalitaire soviétique.

Aussi ont-ils consenti, les rapports de forces ayant totalement basculé en leur défaveur, et sous la pression de la social-démocratie, à une transformation du système capitaliste en une « économie sociale de marché ».

On croyait que c'était une conversion. D'autant que c'est cette « révolution par la loi » qui permit de vaincre le communisme. C'était, en réalité, dans leur esprit à eux, une ruse de guerre pour tenter de sauver l'essentiel.

Donc un faux nez.

Et quand, le communisme s'étant effondré, le danger fut écarté, ils enlevèrent le faux nez et proclamèrent, d'abord à mi -voix, ensuite de plus en plus ouvertement : « Reprenons nos affaires là où nous avons dû les laisser après 1929 ! »Dernières salves.jpg

Ainsi firent-ils ... et nous avons eu droit à un nouveau 1929 !

 

« Extrait du dernier livre de Jean-François Kahn « dernières salves » chez Plon.

 

Banck of américa.jpg

27 novembre 2009

Le Ch’ti café est servi

Le Ch’ti café est servi.

__arriveevm3_150.jpgVoilà ! La dernière aventure de l’Utopie est achevée. Depuis notre arrivée le 21 novembre au matin, soit quand même 4 jours avant les premiers vrais concurrents, tout l’équipage profite des tavernes de Porto Limon.

Nous avons également découvert un pays bien sympathique : Le Costa Rica.

Je crains, personnellement, que l’accueil hôtelier proposé ne soit un peu trop « confort bourgeois » pour moi mais il y a indubitablement de belles balades sur terre, sur mer et sous-mer.

 

Encore une fois, ma note : L’Utopie c’est reparti ! Un ch’ti café ? A regroupé l’équipage vers de nouvelles aventures et fait l’objet de 151 commentaires. Dans le même temps, les visites journalières sur mon blog prenaient un essor d’au moins 20%.

 

Costa%2520Rica.jpgCette aventure « Utopique » amorcée chez Rosa pour le Vendée Globe se poursuit toujours sur Pataouète et maintenant pour la troisième fois. Entre le Figaro et la Transat JV j’avais aussi fait quelques courses mais sans les relater pensant que notre histoire allait s’essouffler. Et bien non, l’embarquement a été immédiat et nous voilà reparti pour une nouvelle aventure. L’équipage principal, Nono, Alsa et bien sur le Capitaine, après quelques hésitations nostalgiques du Havre, Rosa et Doume est resté à la veille météo et Radio. Nous avons également embarqué quelques nouveaux équipiers : Roso le stentor, Patoo l’artiste, Paul Émique et le Père Amptoire.

 

Oh ! Bien sur il y eu quelques orages, 20 ans d’amour, d’amour fou ♫ mais ils ne venaient pas forcément de là ou vous pensez !

 

Depuis le Figaro j’avais un peu abandonné mon premier partenaire virtuel au profit de Virtual Loups de mer. Un autre produit virtuel proposé sur le Oueb. Je vous propose un petit test comparatif des 2.

Virtual Regatta

(lien)

__crepes_whaou_3_15_150.jpgMon premier. Il s’agit du site le plus connu et toujours celui qui est référencé sur les liens présentant la Vrai course. Il est très accessible, beaucoup de concurrents n’ont jamais navigué, ne nécessite donc pas de compétence marine particulière. Une messagerie inter-concurrents est ouverte et permet des contacts radio. L’écran est clair et les infos suffisantes.

Ce site est très ludique mais :

Þ    la météo ne tourne que toutes les 12 heures et la présence du skipper à 8h et 20 h est indispensable. Encore faut-il ne pas trop se plaindre, c’était 11h et 23h sur le VG. Ce n’est pas toujours facile et cela peut devenir très stressant.

Þ    Le site propose des options d’aide à la navigation et de voiles spéciales course. Ces options sont nécessaires pour des concurrents ambitieux mais surtout indispensables au confort d’un skipper qui refuse de se lever en pleine nuit pendant des jours et des jours. Jouer au navigateur : oui ! se crever à la tâche : non ! Il y a une vie en dehors du Virtuel ! Or, ces options, donc nécessaires, sont payantes et pour chaque départ. 20 € sont sollicités pour chaque course et même les voiles Pro sont parfois payantes. Pour une course de 4 mois ça va mais pour 14 jours bonjour les dégâts !

C’est pour cela que j’ai cherché un autre site.

Virtual Loup de Mer

(lien)

voyage_petit_groupe_costa_rica_h.jpgJ’ai trouvé une demi-douzaine de sites. C’est le deuxième qui cause français et vous devez savoir que je suis allergique aux langues exotiques…

VLM est beaucoup plus « technique » de VR, il propose une mise en situation quasi réelle, il est plus satisfaisant pour les vieux loups de mer, entièrement gratuit et propose des aides à la navigation Pro. Un vrai ordinateur de bord, une météo qui tourne toutes les heures mais :

Þ    c’est le produit qui gère les voiles donc, un plaisir en moins et une absence de risques tactiques.

Þ    La maitrise du système réclame une attention soutenue, la gestion des cartes en particulier. Mais si j’y suis arrivé vous devriez aussi pouvoir maitriser la bête.

Þ    Donc, une navigation finalement trop assistée ou les seuls écueils sont justement les écueils qui ne sont pas gérés et nécessites donc l’intervention humaine. Mais lorsque vous êtes sortis du golfe de départ, c’est long une traversée pépère.

Þ    De là, un petit train de bateaux virtuels (juste une croix sur la carte) et peu de chance de rattraper ses erreurs.

Sur des courses de quelques heures ou jours, VLM est sympa. Mais sur des transats ou des tours du monde je pense que l’on languit un peu.

 

Conclusion : militons pour que Virtual Regatta abandonne le mercantile pour le plaisir des participants (300.000 « Pub » pendant 4 mois ça peut valoir de coup non ?).

Et si la technique, chez vous, l’emporte sur le ludique, optez pour le Virtual Loup de mer. Mais faites-vous la main sur les petites courses proposées en permanence.

 

En attendant la prochaine : « Un ch’ti café ! »

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26 novembre 2009

Lettres de Guadeloupe

A la suite d'une dédicace sur le livre d'Or de l'Office du Tourisme (lien)des Saintes de Guadeloupe, dédicace intitulée "Pompierre mon Amour" c'est vous dire ! J'ai reçu ce message :
"Bonjour,
J'aimerais vous signaler la sortie de mon dernier roman jeunesse illustré "Lettres de Guadeloupe", aux Éditions du Jasmin, dont une grande partie de l'histoire se déroule aux Saintes.
 " Antonia Neyrins.
Antonia Neyrens 1.jpg
Paloma part en vacances en Guadeloupe avec sa maman. C'est Philippe, le nouvel ami de sa mère, qui leur fait visiter cet archipel dont il est originaire. Elle découvre des îles colorées, de nouvelles odeurs, des traditions riches, mais aussi Léo, le neveu de Philippe.

Ce séjour est pour elle l'occasion de ...
faire peu à peu le deuil de son père, en apprenant à apprécier Philippe.

Les pages de son journal intime, adressé à son père disparu, sont un véritable carnet de voyage, plein de paysages, de fruits et d'oiseaux...
 
Antonia Neyrens 2.jpg
Si la Guadeloupe et surtout les Saintes vous intéressent je vous rappelle les liens du Web dans la colonne de Gauche.

25 novembre 2009

Ca ! Bourvil-Maillan

Ces jours-ci, chez ma copine Nono, un large exposé-débat sur Serge Gainsbourg.

Je voudrais apporter ma contribution en vous rappelant cette parodie de "Je t'aime moi non plus" par le duo de choc Bourvil Maillan.

Ça !


23 novembre 2009

L'Utopie et la Main de Dieu

Au soir de ce fabuleux match qui réunit l'Equipage autour de la TV, des cahouètes et de bonnes bières, Rosa eut une apparition : La Main de Dieu.

Elle m'a demandé de vous la faire partager en la dédicaçant spécialement à Alsacop.

La main de Dieu.jpg

21 novembre 2009

Défense du Soutif'

Je n'ai pas pu m'empècher de penser à mes Copines du Oueb et les autres...

Et vous qu'en (quand) pensez vous ?

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20 novembre 2009

AZF, la faute à pas de chance ?

Bilan humain

total_azf_43.jpgLe bilan officiel fait état de 31 morts, dont 21 employés sur le site parmi lesquels 10 salariés de Grande Paroisse et 8 extérieurs, et environ 2500 blessés dont une trentaine dans un état grave[].

La majorité des victimes a subi les effets directs du souffle de l'explosion, ou ses effets indirects, en étant touchée par des objets portés par ce souffle (éclats de verre notamment). Selon l'Institut de veille sanitaire, de nombreuses personnes souffrent de désordres psychiques (dépressions, angoisses, insomnies), mais aussi de problèmes auditifs. Dix-huit mois après l'explosion, quelque 14.000 personnes étaient toujours sous traitement pour pouvoir dormir, calmer leurs angoisses ou soigner une dépression.[]

Appel au Procureur de la République de Toulouse

Le procureur de la République de Toulouse "fera connaître la position du parquet" vendredi après-midi au lendemain du jugement de relaxe générale prononcé par le tribunal correctionnel de Toulouse dans le procès de l'explosion de l'usine AZF, a indiqué le procureur.

Le procureur de la République, Michel Valet, a indiqué vendredi matin à l'AFP qu'il organiserait à cet effet une conférence de presse à 15h00 au palais de justice de Toulouse. Il devrait y indiquer s'il fait appel du jugement qui a relaxé l'ex-directeur de l'usine et la société Grande Paroisse (groupe Total), propriétaire de l'usine.

Plusieurs associations de victimes de la catastrophe qui a fait 31 morts et des milliers de blessés le 21 septembre 2001 ont déclaré dès l'annonce du jugement qu'elles comptaient demander au parquet de faire appel. Celui-ci est le seul à pouvoir enclencher la procédure pour un deuxième procès, dans un délai de dix jours.

Le tribunal correctionnel de Toulouse a relaxé jeudi les prévenus dans le procès de l'explosion d'AZF "au bénéfice du doute", après un long exposé pourtant très critique contre l'industriel, faute de pouvoir prouver que les "fautes organisationnelles" de l'industriel Grande Paroisse (groupe Total) avaient causé la catastrophe.

Le président a souligné que les magistrats avaient "la conviction que les experts judiciaires ont approché de la vérité" en attribuant l'explosion au mélange accidentel d'un produit chloré, le DCCNna, avec les 300 tonnes de nitrate d'ammonium qui ont explosé.

Mais le tribunal a souligné qu'il lui avait manqué "le dernier maillon", la preuve de ce mélange, alors qu'en matière pénale, il faut un lien de causalité certain" entre les fautes commises et le dommage.

D'anciens salariés de l'usine ont salué le jugement par des applaudissements, alors que les nombreuses parties civiles présentes parmi les 750 personnes réunies dans la salle d'audience manifestaient leur colère par un brouhaha de désapprobation.

Le président a toutefois expliqué la décision de relaxe en déclarant : "en matière pénale, il faut un lien de causalité certain" entre les fautes commises et le dommage.

Pour le président, il a manqué "le dernier maillon, la preuve de la présence de DCCNa dans la benne déversée sur le tas de nitrates une demi-heure avant l'explosion" pour condamner les prévenus.

"Une franche collaboration de Grande Paroisse et de sa commission d'enquête interne auraient permis l'analyse de la benne et aurait rendu inutile l'intervention d'institutions judiciaires", a-t-il souligné.

vue_aerienne_cata.jpg"Aucun élément objectif ne vient étayer la piste d'un acte intentionnel", a par ailleurs rappelé le tribunal. Toutefois l'absence d'élément concrets "ne permet pas au tribunal d'exclure formellement une hypothétique action terroriste", a-t-il ajouté.

Le ministère public avait requis trois ans de prison avec sursis et 45.000 euros d'amende contre le Directeur, 225.000 contre Grande Paroisse, notamment pour homicides involontaires, à l'issue du procès, ayant duré du 23 février au 30 juin.

En début d'audience, le tribunal avait mis "hors de cause" la maison mère de Grande Paroisse, Total, et son ex-PDG, en déclarant irrecevables les citations directes à leur encontre présentées par une vingtaine des 3.149 parties civiles.

AZF2.jpg

Je suis confiant en la Justice et attend la décision du Procureur de la République.

Rien ne m’empêchera de penser aux Victimes salariés de l’entreprise ou riverains et aux conséquences de cette catastrophe industrielle sur la Vie de ces milliers de personnes.

Attendons 15 h avec sérénité et espoir.

19 novembre 2009

3eme jeudi de Novembre...

Les petits dessins marchant mieux que les grandes histoires,

Mon évocation de "l'Evenement du jour"

Le Beaujol'pif nouveau est arrivé...

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17 novembre 2009

Un Général Non-violent : de Bollardière

Jacques Pâris de Bollardière, né le 16 décembre 1907 à Châteaubriant en Loire-Atlantique et mort le 22 février 1986 au Vieux-Talhouët, Guidel dans le Morbihan, était un officier général de l’armée française, combattant de la Seconde Guerre mondiale, de la guerre d'Indochine et de la guerre d'Algérie. C'est également une des figures de la non-violence en France.

Jacques de Bollardière est l'un des Français les plus décorés de la Seconde Guerre mondiale : grand officier de la Légion d'honneur, compagnon de la Libération, deux fois décoré du DSO (Distinguished Service Order), etc.

Engagement contre la torture en Algérie

debollardiere-2a911.jpgJacques de Bollardière est le seul officier supérieur à avoir condamné ouvertement l'usage de la torture pendant la guerre d'Algérie : il dénonce « certains procédés » pratiqués par une partie de l'armée française dans la recherche du renseignement lors de la guerre d'Algérie. Sa prise de position publique lui vaut une sanction de soixante jours d’arrêt de forteresse à La Courneuve.

Il écrit quelques années plus tard : « Je pense avec un respect infini à ceux de mes frères, arabes ou français, qui sont morts comme le Christ, aux mains de leurs semblables, flagellés, torturés, défigurés par le mépris des hommes ». Il soutient Jean-Jacques Servan-Schreiber dans sa dénonciation de la torture.

« La guerre n’est qu’une dangereuse maladie d’une humanité infantile qui cherche douloureusement sa voie. La torture, ce dialogue dans l’horreur, n’est que l’envers affreux de la communication fraternelle. Elle dégrade celui qui l’inflige plus encore que celui qui la subit. Céder à la violence et à la torture, c’est, par impuissance à croire en l’homme, renoncer à construire un monde plus humain. »

Relevé de son poste, il est ensuite nommé adjoint du général commandant supérieur des forces armées de la zone de défense AEF-Cameroun puis à Coblence, en Allemagne, des postes honorifiques qui l'éloignent du commandement. Il démissionne au moment du putsch des Généraux (avril 1961), n'ayant pu obtenir de poste en Algérie, comme il le souhaitait.

Il déclare à cette occasion : « le putsch militaire d’Alger me détermine à quitter une armée qui se dresse contre le pays. Il ne pouvait être question pour moi de devenir le complice d’une aventure totalitaire. »

Non-violence

800px-Lanza_muller_bolardiere.jpgJacques de la Bollardière (à droite) sur le plateau du Larzac, protestant contre l'extension du camp militaire, dans les années 1970. A sa gauche, les philosophes non-violents Jean-Marie Muller et Lanza del Vasto.

Pendant deux ans, il travaille comme attaché de direction dans l'entreprise de construction navale La Perrière à Lorient.

Il devient un membre actif du Mouvement pour une alternative non-violente (MAN) avec sa femme Simone. Il participe au mouvement de défense du Larzac menacé par l'extension d'un camp militaire. Le 17 juillet 1973, il est arrêté au large de Mururoa alors qu’il manifeste de façon non-violente contre les essais nucléaires atmosphériques (et plus généralement contre la dissuasion nucléaire). La marine française arraisonne son voilier, le Fri, alors qu'il est en dehors des eaux territoriales (mais à l'intérieur du périmètre de sécurité délimité en vue d'un essai). Le « commando Bollardière » est composé de Jean Toulat, Jean-Marie Muller et Brice Lalonde.

Il est également président de l'association Logement et promotion sociale de 1968 à 1978, membre d'associations régionalistes bretonnes et théoricien de la défense civile non-violente. Ces convictions sont indissociables de sa foi chrétienne.

À l’occasion de la loi de réhabilitation des militaires putschistes de 1982, certains officiers ayant résisté au putsch sont également réintégrés dans les cadres ; trouvant ce parallélisme déplacé et ce geste bien tardif, le général de Bollardière refuse le même traitement.

Décédé dans sa résidence du Vieux-Talhouët le 22 février 1986, il est inhumé à Vannes.

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