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24 octobre 2011

A toi, Yves, mon guide, mon ami

 

 Qui, désormais, me fera voyager dans ce pays qui t'a vu naître ?

 Ce poème, oeuvre d'un déraciné, tu aurais pu l'écrire…


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Sa plage des casseroles (voyage 2009)

 

"Un rêve

J'ai fait un rêve, couleur soleil…
Tout à coup, comme par magie,
Prisonnier de mon profond sommeil,
J'ai cru retrouver mon Pays…

Je plane… Je plane au-dessus d'Alger,
La ville blanche de mes vingt ans.

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La grande poste d'Alger

 

 

De Bab-el-Oued au jardin d'Essai
Je renoue au souvenir d'antan, quand
Notre Dame d'Afrique me tend ses bras !

Dans un ciel aux couleurs d'arc-en-ciel,
Je frôle les vieux murs de la Casbah
Et vole… vole avec les hirondelles.

 

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La Casbah et ses gourmandises

Sous mes paupières clauses, tout s'anime.
Alger ! Maltaise, Espagnole, Italienne…
Elle chante et danse, du port aux collines.
Elle est fille pied-noire et africaine !

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Le port d'alger "La Madrague"

 

Dupuch, Berthezène… Burdeau et Saint-Saëns !
Il me semble deviner des visages…
Des voix, des rires qu'un temps de violence
Dispersera… comme s'envolent des pages
D'une épopée… pas si lointaine,
Que l'Histoire de France veut effacer,
Mais que ma mémoire, fidèle, ancienne,
Garde encore vivante dans mes pensées.

J'ai fait un rêve, couleur soleil…
Tout à coup, comme par magie,
Prisonnier de mon profond sommeil,
J'ai cru retrouver… l'Algérie."

Robert Puig/mai 2008

Texte lu par son amie Marie Claude le 24 septembre 2011 à bord du bateau des sauveteurs en mer au large du Pertuis d'Antioche face à l'Ile d'Oléron.

13:38 Écrit par Pataouete dans A YVES Hommages | Lien permanent | Commentaires (7)

15 octobre 2011

A mon ami

 

la vie ne tient qu'à un fil.jpg

"L'équilibre ne tient qu'à un fil" (2007)

 

Lorsque j'arrivais chez vous, j'aimais te voir debout devant la porte grande ouverte, me tendant les bras et t'exclamant " ah ma Patoo, comment vas-tu?".

Toi mon ami, le grand frère que je m'étais trouvé pour refaire le monde, un bien meilleur qu'il n'est dans sa réalité. Nous en avions des idées...

Et puis tu m'as tellement parlé de l'Algérie, le pays  de ton enfance, des jours heureux et malheureux. Notre Maimaine n'en pouvait plus, et moi j'adorais quand tu lui disais " mais enfin poussin !!! ".

J'étais touché au plus profond de moi-même lorsque je vous regardais tous les deux, dans votre vie de couple, moi qui vient d'un endroit où les familles ont "explosé". J'ai tant appris de vous deux...

T'es parti un peu trop vite mon ami, juste quelques années de beaux et bons moments et tu t'es fait la malle pour un ailleurs, je t'en ai voulu un peu, alors j'ai peint beaucoup, avec ta présence à jamais dans mon cœur et une envie de vivre intensément chaque seconde de ma vie.

 

 

IMG_4632.JPG"Liberté" (avril 2011)

 

 

Cher Yves merci !

Patoo, notre amie peintre

 


10:10 Écrit par Pataouete dans A YVES Hommages | Lien permanent | Commentaires (0)

11 octobre 2011

Mon parrain, Mon oncle nos souvenirs

 

Parrain

Quand Tantine m’a demandé si je voulais te dire quelques mots, ma réponse fut instantanément oui, toutefois ce ne fut pas simple pour moi !

Non pas que ces derniers me manquaient, bien au contraire mais plutôt la difficulté de se retrouver devant cette feuille blanche, en me disant mais comment avoir aussi peu de place et de temps pour exprimer tous mes souvenirs avec toi.

Notre première rencontre chez Bernard et Mireille, où ton regard ne fixait que celui de Tantine, mais tu sais même si Franck et moi étions jeunes nous avions bien compris, que nous allions te revoir rapidement dans les rues de Clichy.

Nos soirées dans l’appart à Saint Priest devant un match FOOT, avec une bonne bière, sans oublier les carrés de chocolat noir toujours à coté du canapé.

Nos vacances à l’ile d’Oléron avec Germaine, Cécile et Rémy, où tu étais obligé de faire un roulement dès que nous étions dans la voiture afin d’arbitrer nos petites disputes entre Cécile et moi pour savoir lequel de nous allait conduire. Sans oublier nos dégustations avec Rémi afin de trouver le meilleur Pineau des Charentes, pendant que Cécile empruntait mon portable pour appeler son Luis, et que Tantine préparait les repas de poissons et de crustacés comme elle sait si bien le faire… Et oui attention pas de femme l’initiation à la dégustation du Pineau c’était une affaire de Mecs.

 

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Sa passion, ses idoles.

 

Que dire des soirées devant un match de l’équipe de France de handball, où là seul toi savais faire partager à toute l’assemblée l’émotion de ta grande passion qu’est ce sport, en nous narrant tes années d’arbitrage avec Claude, et si nous ne pouvions être présents les jours de match, il était important que l’on te téléphone afin de refaire le match ensemble. Mais que dire de la fierté que tu avais à porter le maillot bleu de cette équipe de France et ce jusqu’au bout.

La bonne humeur dans Ton regard quand tu as appris les origines pieds noirs de Catherine.

Le temps que tu prenais avec nos enfants en particulier Théo pour jouer à l’ordinateur.

IMG_4630.JPGSon plaisir qu'il aimait partager.

Enfin, comment te remercier pour tes multiples conseils plus qu’avisés sur l’œnologie c’est grâce à toi que j’ai pu peaufiner mes quelques connaissances, inculquer par mon père. Toi qui m’a appris qu’un vin ça se respect, le stockage, l’ouverture de la bouteille que tu métrisais parfaitement avec tous tes ustensiles  dans ta boite noire dédiée à cet effet, le décantage dans une carafe, et l’apprentissage de l’utilisation de nos sens pour l’apprécier.  Et crois moi tes conseils me sont très précieux lors des dégustations à l’aveugle que je fais dans notre petit village du Beaujolais.

Avec un énorme regret celui de ne pas avoir eu le temps de partager avec toi la bouteille de Clos Vougeot comme tu me l’avais demandé, mais saches parrain qu’elle sera partagé en famille en ta mémoire !! C’est une promesse.


Voila Parrain, en quelques mots des exemples de mes multiples souvenirs, j’en ai encore plein dans la tête, mais je souhaite les garder pour moi, je terminerai par le fait, que quand j’étais enfant je t’ai demandé officieusement de combler un manque pour moi celui de devenir mon parrain, chose que tu as accepté. Certes nous n’avons jamais officialisé cette demande mais qu’importe pour moi tu es et tu resteras mon parrain, pas celui reconnu par la religion ou l’administration, mais celui du cœur en un mot celui qui compte.. Je t’embrasse tu nous manque déjà.

Olivier et Franck

08:00 Écrit par Pataouete dans A YVES Hommages | Lien permanent | Commentaires (0)

08 octobre 2011

PARRAIN, mon Petit Prince

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Parrain….

Un autre papa….pas pour rien

Un présent…. qui ne passera jamais

Un passé qui restera toujours en moi…. Présent

Tu es mon Petit Prince et je suis ton renard,…et parfois même l’inverse.

Tu as bien voulu m’apprivoiser lorsque je te l’ai demandé il y a bientôt 15 ans.

« Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l'heure du départ fut proche:

- Ah! dit le renard... Je pleurerai.

- C'est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise...

- Bien sûr, dit le renard.

- Mais tu vas pleurer ! dit le petit prince.

- Bien sûr, dit le renard.

- Alors tu n'y gagnes rien !

- J'y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé.

- Adieu, dit-il...

- Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple: on ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux.

- L'essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir. »

Antoine de Saint Exupéry

Tu emportes avec toi mes secrets….les tiens resterons en moi bien gardé.

Part…..Parrain

Part en paix…pas pour rien

Mon autre papa…..mon Parrain.

Aurélie

08:00 Écrit par Pataouete dans A YVES Hommages | Lien permanent | Commentaires (2)

07 octobre 2011

Z’Yves, mon copain, notre copain.

 

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Sa plage de Pompierre avec son arbre

J’ai deux mots à te dire car tu as disparu un peu trop vite..  Mais « c’est la vie » comme on dit et je sais que nous nous retrouverons un jour, même si personne ne sait où.

Donc,  je voulais te dire que non seulement je ne sais pas avec qui je pourrai parler de politique sérieusement ou pas d’ailleurs maintenant que tu nous fais faux bond, 

Ca n’est  plus très important de s’indigner tu vois où ça nous mène, même si chacun de nous est le grain de sable indispensable pour essayer de faire le passeur d’idées..

Bon à part cela, je voulais te dire que nous irons bientôt dire bonjour pour toi à des « doudous » et  à tes poissons de toutes les couleurs dans la baie des Saintes où nous nous sommes rencontrés il y a quelques années , je leur raconterai combien tu aurais voulu  leur dire bonjour toi-même  et je suis certaine qu’ils danseront autour de moi pour toi…

 

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Son ami préféré dans l'eau mais aussi dans l'assiette "Le Poisson Coffre"

Tu vas me manquer ainsi qu’à Francis qui a les larmes au bord des yeux, tu vas manquer à bien d’autres  sans nul doute, à Ta Maine d’abord, (mais ne t’inquiète pas, on va s’occuper d’elle)  tes enfants et tes petits enfants que tu adorais et que tu voulais voir grandir.

Au fait, j’ai oublié de te dire que ton blog « Pataouète » était super, et que grâce à toi j’ai appris plein de choses.

Je te dis « au revoir » et non "adieu",  nous ne t’oublierons pas mon Z’Yves.

Michèle et Francis

08:00 Écrit par Pataouete dans A YVES Hommages | Lien permanent | Commentaires (0)