Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

06 février 2010

La colonisation, résumé des épisodes précédents...

 

La colonisation, résumé des épisodes précédents...

Je vais passer à d'autres considérations. Mais avant je voudrais résumer toutes mes notes relative à la Colonisation.

-Bombardementd_alger-1830.jpg1/ Est-ce que la Royauté puis le Second Empire avaient besoin de conquérir cette région d'Afrique du Nord. Je rappelle que la conquête a duré une bonne vingtaine d'années, qu'un tiers des populations indigènes a été exterminé et finalement le Maghreb occupé. Existe-t-il de part le monde un pays occupé par des troupes étrangères qui n'ait pas lutté pour reconquérir son indépendance ?

2/ Pourquoi la République rétabli après Sedan n'a-t-elle pas appliqué à ce territoire français (exemple unique des conquêtes impérialistes du XIXeme siècle) ses règles fondamentales de Liberté, d'Egalité et de Fraternité ? Pourquoi l'école laïque de Jules Ferry, le développement du système de santé, l'évolution culturelle et sociale fut-elle réservée aux seuls "Européens" ou plutôt aux non-musulmans puisque c'était la religion qui établissait la différence de statut et de nationalité ?

3/ Pourquoi les prémices d'organisations nationalistes, issues des chambardements de l'essor des pays soviétiques des années 1920 ont-ils été brutalement réprimés, interdit, condamnés ?

4/ Pourquoi, les fronts populaire de 36 et républicain de 54 n'ont-ils pas résolus ces inégalités de traitement. Le préambule de la Constitution de 1946, repris dans celui de la constitution du 4 octobre 1958, énonce :

Monument aux morts.jpg" La France forme, avec les peuples d'Outre-mer, une union fondée sur l'égalité des droits et des devoirs, sans distinction de race ni de religion."

" L'Union Française est composée de nations et de peuples qui mettent en commun, ou coordonnent leurs ressources et leurs efforts pour développer leurs civilisations respectives, accroître leur bien-être et assurer leur sécurité."

" Fidèle à sa mission traditionnelle, la France entend conduire les peuples dont elle a pris la charge à la liberté de s'administrer eux-mêmes et de gérer démocratiquement leurs propres affaires ; écartant tout système de colonisation fondé sur l'arbitraire, elle garantit à tous l'égal accès aux fonctions publiques et l'exercice individuel ou collectif des droits et libertés proclamés ou confirmés ci-dessus." La constitution met donc en avant un principe égalitaire en droit.

5/ Pourquoi les prémices de soulèvement populaire ont-ils été réprimés par les Militaires sans réflexion ni négociation politique ? Pour finalement abandonner ce pays, non sans avoir décimé les intellectuels, laissant le pouvoir a des groupes claniques, désorganisés, religieux, qui n'ont pas su relever et organiser ce pays qui est cependant le plus vaste et le plus "riche" de la région.

6/ Aurions nous pu créer une Nation Algérienne regroupant toutes les origines d'immigration, je rappelle qu'a part les Berbères, toutes les populations peuplant "l'Algérie Française" sont immigrés, au sein d'une confédération ou totalement indépendante ? Je n'en sais évidemment rien puisque ce n'est pas ainsi que l'histoire fût écrite.

Mais je reste persuadé que si l'on avait donné sa dignité au peuple algérien, si on lui avait accordé le droit d'exister, le roman de l'Algérie aurait été plus radieux !

IMG_2907.JPG

 

07:58 Écrit par Pataouete dans L'Algérie | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : algérie, colonisation

05 février 2010

Les Quartiers :

 

Les quartiers :

Tiens une nouvelle Rubrique dans Pataouète : Les Quartiers.

Bien sûr, l'Algérie reste mon sujet principal mais, dès mon retour en métropole, mon parcours personnel, associatif, militant et professionnel m'a amené à vivre l'aventure des Citées, des Banlieues, des Quartiers. Ces coins de ville, souvent isolés, éloignés du centre que partout en France on appelait ZUP ou "Chicago".

Oh ! bien sûr ! N'attendez pas de moi que je vous propose des solutions, toutes celles auxquelles j'ai contribué nous pas donné, loin s'en faut, de résultats probants. Mais j'essaierai de témoigner des raisons des échecs, de comparer l'évolution des Citées Ouvrières créées avant et juste après la deuxième Guerre avec celles des années 60-70. De constater que celles des années 80, construites après mûres réflexions des Urbanistes et Sociologues n'ont pas vraiment évolué différemment.

Est-ce un problème de conception de ces citées "dortoirs", d'éducation populaire, d'intégration sociale, de Culture, bien que la majeure partie de l'immigration des années 70 venait de nos anciennes colonies, (on ne se refait pas !), de Religion,...?

Je développerais tous cela mais j'ai la prétention de croire que le fond du problème se situe dans la crise de l'Emploi des années 80.

Mes témoignages, mes ressentis, seront essentiellement fondés sur 2 secteurs que j'ai beaucoup fréquentés. Le Quartier de Valence le Haut dans la Drôme et celui de Bel-Air à St Priest avec quelques incursions dans les autres quartiers de l'agglomération lyonnaise dans le Rhône.

Petite précision, je viens de passer une bonne demi-heure sur le Oueb à chercher des photos pour illustrer ce billet. Si j'ai trouvé de fort belle illustrations du Centre-ville de Valence, je suis revenu bredouille en ce qui concerne Valence le Haut. Etonnant non ?

Grace à Alsacop je peux mainteant vous proposer une photo.

2465001133_1.jpg

 

07:48 Écrit par Pataouete dans Les Quartiers | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : quartiers

04 février 2010

Les enfants de la République Vidéos

Suite de la présentation du livre "Les Enfants de la République" mais en vidéo. Emission de France-Inter.

 

 

07:47 Écrit par Pataouete dans Les Quartiers | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : enfants de la république, jablonka

03 février 2010

Les Enfants de la République

Les Enfants de la République

Ivan Jablonka

Sciences humaines / Sciences

Date de publication : 14/01/2010

EAN13 : 9782020908177

Les enfants de la République.jpg

 

 

 

Notre société est obsédée par les jeunes de cité. Cette peur sociale va de pair avec une ambition politique : assimiler à la nation les mineurs « mal nés ». Enfants naturels sous la Révolution, jeunes délinquants au début du XIXe siècle, enfants abandonnés sous la Troisième République, jeunes de banlieue aujourd’hui, tous sont condamnés à une réhabilitation physique et morale susceptible d’effacer leurs origines imparfaites.

Emblématique des idéaux républicains, matrice d’une francité qui se veut universelle, cette utopie intégratrice est l’une des plus anciennes politiques publiques en France. Elle revient de façon récurrente jusqu’aux crises contemporaines, dont elle porte une part de responsabilité. Car le « modèle français d’intégration » se révèle plutôt un contre-modèle, non seulement parce qu’il échoue à insérer les jeunes dans la société, mais aussi et surtout parce qu’il postule l’inégalité des individus.

Depuis les « bâtards » de l’an II jusqu’aux « racailles » des années 2000, l’État-nation démocratique s’est confronté à toutes les figures de l’altérité enfantine, qu’il a contribué à stigmatiser en voulant les sauver. C’est cette longue entreprise que retrace Ivan Jablonka, dans un ouvrage essentiel pour comprendre notre société actuelle.


Ivan Jablonka est maître de conférences au Collège de France et à l’université du Maine et rédacteur en chef du site laviedesidees.fr. Ce livre clôt un cycle de travaux qui, en se fondant sur les politiques de l’enfance et de la jeunesse, renouvellent l’histoire de l’État et de la République en France.

07:38 Écrit par Pataouete dans Les Quartiers | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : enfants de la république, jablonka

02 février 2010

Lily

 


 

Paroles - musique : Pierre Perret, 1977

On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalie, Lily
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris.

Elle croyait qu'on étaient égaux, Lily
Au pays d'Voltaire et d'Hugo, Lily
Mais pour Debussy en revanche
Il faut deux noires pour une blanche
Ça fait un sacré distingo.

Elle aimait tant la liberté, Lily
Elle rêvait de fraternité, Lily
Un hôtelier rue Secrétan
Lui a précisé en arrivant
Qu'on ne recevait que des Blancs.

Elle a déchargé des cageots, Lily
Elle s'est tapé les sales boulots, Lily
Elle crie pour vendre des choux-fleurs
Dans la rue ses frères de couleur
L'accompagnent au marteau-piqueur.

Et quand on l'appelait Blanche-Neige, Lily
Elle se laissait plus prendre au piège, Lily
Elle trouvait ça très amusant
Même s'il fallait serrer les dents
Ils auraient été trop contents.

Elle aima un beau blond frisé, Lily
Qui était tout prêt à l'épouser, Lily
Mais la belle famille lui dit nous
N'sommes pas racistes pour deux sous
Mais on n'veut pas de ça chez nous

Elle a essayé l'Amérique, Lily
Ce grand pays démocratique, Lily
Elle aurait pas cru sans le voir
Que la couleur du désespoir
Là-bas aussi ce fut le noir.

Mais dans un meeting à Memphis, Lily
Elle a vu Angela Davis, Lily
Qui lui dit viens ma petit' soeur
En s'unissant on a moins peur
Des loups qui guettent le trappeur.

Et c'est pour conjurer sa peur, Lily
Qu'elle lève aussi un poing nageur, Lily
Au milieu de tous ces gugus
Qui foutent le feu aux autobus
Interdits aux gens de couleur.

Mais dans ton combat quotidien, Lily
Tu connaîtra un type bien, Lily
Et l'enfant qui naîtra un jour
Aura la couleur de l'amour
Contre laquelle on ne peut rien.

On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalie, Lily
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris

07:02 Écrit par Pataouete dans Mes humeurs | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : racisme, lili, perret