10 novembre 2009
Le Mur Murant Berlin.
Nombreuses ont été les commémorations de la Chute du Mur de Berlin. Afin de compléter, de résumer, tout ce qui a pu être dit, vu ou entendu à ce sujet, je vous propose un article de Bernard Thomas dans « le Canard enchainé ».
Bien sur, les publications à ce sujet, ont été nombreuses. Marianne propose cette semaine, plusieurs articles :
Þ 20 ans après la chute du Mur de Berlin. Les perdants de la Liberté.
Þ Andreï Gratchev-Krzysztof Pomian : pourquoi l’Empire Soviétique s’est écroulé.
Þ Les Damnés de la Terre Polonaise.
Þ Enfin, un hors série : Le Communisme une histoire Française.
Je ne peux que vous conseiller la lecture de ces Articles. Le Hors-série, j’en reparlerai surement.
Le mur murant Berlin
Grace à un film de Patrick Rotman (France 2), à qui nous devons déjà bien des éclairages sur les aspects les plus sombres de l'histoire contemporaine, nous revivons le mur de Berlin des prémices de sa construction à sa joyeuse démolition, le 9 novembre 1989. S'y mêlent images spectaculaires d'archives et témoignages fascinants : le lieutenant-colonel Harald Jiiger, de la Stasi, à qui l'on doit la décision d'avoir ouvert la barrière de Borholmer Strasse à 21 h 30. Sa dernière communication avec son chef : «Vous n'avez qu'à isoler les meneurs, dit celui-ci, vous les expulsez sans retour, vers l'Ouest avec un coup de tampon en plein sur la photo du passeport. Ça suffira pour les reconnaître s'ils s'avisent de rentrer"
Le poste frontière est tellement chahuté par la population déchaînée, ivre d'espoir, qu'il menace d'être fracassé. En témoigne Michel Bendler, un Berlinois moyen, qui fut l'un des premiers à passer. Il participait depuis l'automne aux longues veillées dans l'église de Getsemani, où se rassemblaient les citoyens avides d'une évolution pacifique. Ou Bernrd Albani, un homme lumineux aux yeux clairs, le pasteur de cette paroisse, qui rappelle le rôle des églises dans les villes d'Allemagne de l’Est. En une heure, ce 9 novembre, 20 000 personnes franchissent la frontière. Les gens pleurent, rient aux éclats, boivent une bière : c'est de la folie. D'autres points de passage s'ouvrent. Le mur de Berlin est tombé. Il ne reste plus qu'à le détruire : «Après la faucille et le marteau, le marteau piqueur ", titre « Le Canard » sous un dessin de Cardon.
Mais rien de tout cela n'aurait été possible sans Gorbatchev, au pouvoir à Moscou depuis 1985. Une autre émission lui est consacrée sur la même chaîne, jeudi 5 novembre, sous forme d'un entretien avec Hubert Védrine, alors conseiller de Mitterrand, portrait attachant d'un homme « qui a fait l'Histoire sans être aidé par l'Ouest, mais a été rejeté par l'Est ". Ce 9 novembre, c'est à une fraction de ses partisans qu'on doit la non-intervention des chars :
Honecker voulait les lancer sur le peuple hanté par l'idée d'un massacre à la Tiananmen. L'Armée rouge avait prouvé à plusieurs reprises qu'elle savait patauger dans le sang des peuples frères. Ici même à Berlin, à l'appel du président Ulbricht en 1953, 300 morts à la mitrailleuse lourde, 20 000 citoyens arrêtés et déportés, 200 meneurs fusillés. En octobre 1956, en Hongrie, où fut écrasée sous Khrouchtchev l'insurrection de Budapest. En août 1968, à Prague. Mais, en devenant premier secrétaire du Parti, Gorbatchev avait juré de ne pas utiliser la force. Du coup, la Hongrie avait pu ouvrir des brèches dans ses barbelés vers l'Autriche, par où s'engouffraient déjà des milliers d'Allemands. De son côté, Gorbi avait accepté de venir à Berlin célébrer le 40ème anniversaire de la création du pays.
Le lendemain, des milliers de Berlinois défilaient en portant des flambeaux, acclamant son nom,
« Nous sommes le peuple ! ", s'époumonaient-ils.
Le monde, débarrassé du mur sans Rostropovitch et son violoncelle enchanté, et sans les tailleurs de béton-souvenir armés d'un burin pour les télés, venait de basculer dans un XXIème siècle qui se profilait chargé d'autres orages.
B. Th.
07:58 Écrit par Pataouete dans La poulitique | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : mur de berlin.
Commentaires
Un symbole ? En 1990, l'Allemagne réunifié gagnait la Coupe du Monde de football.
L'exRFA l'avait gagné en 1974, les allemands de l'Ouest avait perdu un seul match, c'était conte l'Allemagne de l'Est !
Je ne vais jamais sur le site de Sarkozy, s'il était vrai qu'il a tenté de se fabriquer une visite à Berlin, le matin du 9 novembre 1989....C'est vraiment triste !
Écrit par : AlsaCop | 10 novembre 2009
Entre nous présent ou pas présent, le 9, Le 10 ou le 32, j'en ai rien à foutre...
Par contre, les directs hier soir, moins de téléspectateurs que d'habitude sur les 2 chaînes...
La star ac c'est plus intéressant !!!
Écrit par : Z'Yves | 10 novembre 2009
Beaucoup de témoignages sur ce 9 novembre, anniversaire moins sombre qu'en 99 ou l'Europe sortait à peine de la guerre de l'ex Yougoslavie
Écrit par : noelle | 10 novembre 2009
Je ne suis pas un spécialiste, les dominos m'amusent un peu mais le coup de la fin de phrase en allemand, à la JFK ne me fait même pas marrer si ce n'était le bel accent de notre président.
....
Écrit par : AlsaCop | 10 novembre 2009
Avait-on vraiment besoin de massacrer à ce point ?
Le chaos n'était-il pas recherché ?
Quelle connerie la Guerre....
Écrit par : Z'Yves | 10 novembre 2009
http://www.marianne2.fr/Salmon-Sarkozy-sur-le-mur-c-est-un-storytelling-modele_a182739.html?com#comments
Écrit par : Z'Yves | 10 novembre 2009
Écrit par : Rosa | 10 novembre 2009
Chute du mur de Berlin : Sarkozy s’est trompé d’une semaine...
Écrit par : noelle | 10 novembre 2009
Écrit par : Z'Yves | 11 novembre 2009
Écrit par : noelle | 12 novembre 2009
Écrit par : Z'Yves | 12 novembre 2009
Ich bin ein §§§
Écrit par : AlsaCop | 12 novembre 2009
Surtout que les bein sont courtes...
Écrit par : Z'Yves | 13 novembre 2009
"Peu importe leur taille, tous les murs finissent par tomber !"
Ca prend juste parfois un peu de temps...
Écrit par : Z'Yves | 13 novembre 2009
Écrit par : noelle | 13 novembre 2009
Écrit par : Z'Yves | 13 novembre 2009
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