15 avril 2011
Les épines et les roses de Robert Badinter
Trente ans après l’élection de Mitterrand et sa nomination à la Chancellerie, Robert Badinter évoque dans ce livre son activité place Vendôme. Nommé garde des Sceaux , il propose « au nom du gouvernement de la République » d’abolir en France la peine de mort, c’est chose faite le 30 septembre 1981. Il porte également des projets de loi issus des 110 propositions du candidat Mitterrand :
suppression des juridictions d’exception comme la Cour de sûreté de l’État et les tribunaux des Forces armées en temps de paix ;
permettre à tout justiciable d’intenter un recours devant la Commission et la Cour européenne des droits de l’homme ;
amélioration du droit des victimes (cf. la loi du 5 juillet 1985 sur les accidents de la circulation) ;
développement des peines non privatives de liberté (instauration des jours-amendes et des travaux d’intérêt général pour les délits mineurs) ;
amélioration de la condition des détenus, etc.
Robert Badinter replace avec précision le lecteur dans la France des années 1980 : terrorisme de tous bords, premières émeutes dans les banlieues, surpopulation carcérale, etc. Batailles politiques, confrontations avec les médias, incompréhensions de l’opinion publique, le combat fut rude. Mais, au fil du temps, la "solitude du coureur de fond" s’estompe et il devient le symbole de l’action de la gauche au pouvoir. Epris d’histoire, nourri par la réflexion universitaire et l’expérience judiciaire, sa conviction pendant ces années est absolue : la grandeur et l’influence de la France sont pour lui à la mesure de son rôle au service des libertés et de la justice ; tel a été le fil conducteur de toute son action en politique.
Heureusement qu'il y eu Badinter pour étayer le Bilan de Gauche des années Mitterrand.
07:30 Écrit par Pataouete dans La poulitique, Livre | Lien permanent | Commentaires (23) | Tags : badinter, epines et roses
13 avril 2011
Tout cela se bouscule, se percute, se mélange et parfois se sublime !
Non, je ne veux pas vous faire un cours de chimie. J'ai attendu que le faux débat, un de plus, à propos de la Laïcité et l'Islam se tasse avant de jeter quelques réflexions.
Culture, Coutumes, Croyances et Pratiques :
La Société européenne baigne depuis les Gaulois dans une culture Judéo-chrétienne. Nous avons des valeurs ancestrales mais comment distinguer les domaines de la croyance, des coutumes imposées par les clergés et les habitudes qui remontent à la nuit des temps ?
Les Français ne mangent pas de chien mais des grenouilles : oui ! Les Africains ne mangent pas de Cochon. C'est évidemment, à l'origine pour des raisons sanitaires. La religion s'est approprié cette pratique mais il ne faut pas confondre Halouf et Hallal, ou Casher !
Nos cantines scolaires ont toujours, et distribuent encore, du poisson le Vendredi. C'est issu de la pratique chrétienne du Vendredi maigre. Cela n'a jamais fait de mal de manger du poisson une fois par semaine alors pourquoi pas le vendredi par habitude ? Mais sans aucune notion de rite religieux à l'abattage. Personnellement j'adore le poisson et j'en mangerais tous les jours mais je fais exprès de ne pas en manger le Vendredi Saint par esprit de contradiction.
Sur le fond, y-a-t-il beaucoup de différence entre le Carême et le Ramadhan ?
Laïcité
C'est la valeur fondamentale de notre République, et ce n'est pas moi qui vous dirai le contraire, mais il a fallut la Troisième pour qu'elle s'impose.
Le Royaume Franc a été fondé par le Pape et le Vatican pour faire opposition à l'Empire Byzantin beaucoup trop puissant aux yeux des Prélats. Le Roi de France était : "de droit Divin", la France, fille ainée de l'Eglise, combien de Cardinaux-Ministres…
En 1905 il s'agit de libérer la Nation du poids et du Pouvoir séculier, en particulier catholique. Et de distinguer la Nation des religions. On évacue la notion d'Occident Chrétien au profit de la République une et indivisible des droits de l'homme et des citoyens. Il y a séparation entre l'église(s) et l'état. Chacun assure désormais son fonctionnement et ses investissements. Les édifices cultuels construits au préalable seront entretenus par l'état, monuments historiques ? Mais, il n'y a plus d'interférence du culte dans la nation ni de la Nation dans le culte. Reste l'ambigüité de la situation d'Alsace-Loraine. Ce n'est pas non plus un hasard si l'Occident chrétien s'est engouffré dans la brèche de la capitulation pétainiste.
La France est terre d'immigration. L'intégration des vagues successives n'a pas toujours été simple. Nous avions nos Ritals, nos Portos, nos Espingouins, nos Polack, même nos Savoyards, coucou Rosa ! Mais ils étaient tous de confession chrétienne voir catholique ! Désormais, à la fin du XXème siècle ce n'est plus le cas.
De tous temps on a porté l'opprobre sur les minorités ou amalgamé les vices d'un petit nombre sur la masse concernée, petite masse si possible pour garder l'autorité !
Les Bretons sont buveurs, les Corses fainéants, les Belges idiots, les Gitans voleurs, les Beurs dealers,…mais les braves gens, monsieur…
Les Musulmans
C'est un terme que je n'accepte pas et encore moins dans la bouche haineuse d'un ministre de la République. La Loi permet de distinguer les origines de naissance, la nationalité, le sexe, les origines des parents… mais ABSOLUMENT pas la religion. C'est un acte privé qui ne concerne pas les statistiques. Et, en plus il ment ! Les chiffres sont honteusement gonflés afin de porter l'anathème. Nul ne peut disposer de chiffres exacts. D'après les associations culturelles il y aurait 3 millions (et non pas 6) d'habitants de culture musulmane et environ 30 % de pratiquants.
Je n'apprécie pas la montée des intégrismes de tout bord. Mais il est difficile de distinguer les origines de chaque provocation. Pourquoi beaucoup plus de voile (de foulards) qu'il y a 20 ans ? Pourquoi la casquette pour les garçons et le voile pour les filles, voile imposé ou protecteur ? Les interviews de femmes entièrement voilées concernent le plus souvent des Européennes converties ?
Il y a des années que le prétexte de la consommation du Cochon éloigne les gamins des cantines mais pourquoi aujourd'hui on assiste à l'explosion du phénomène Hallal. Ce n'est plus une culture mais une religion !
La prière dans la rue, de tous temps les processions ont occupé le domaine public. Les Obsèques ou Mariages de personnages importants débordent de la nef vers le domaine public. Et c'est aussi sonorisé !
Les extrémismes
D'une façon générale, la pratique religieuse est en baisse. La réponse de toutes les religions tend vers une radicalisation, un extrémisme. Pour éviter un procès en sorcellerie je ne donnerai pas d'exemple précis mais cherchez autour de vous et vous trouverez toutes sortes de déviance de pratique. Même Les Athées peuvent devenir Ultras…
C'est des minorités que sont issus les intégristes et plus on les marginalisera plus ils seront forts !
Enfin, une petite question qui m'a toujours turlupiné. Les déviances collectives sont toujours plus vivent en période électorale, il est vrai que nous sommes toujours en période électorale, ces provocations sont actionnaires ou réactionnaires ?
Arrivera-t-on un jour, ou en avons-nous l'intention, à vivre en parfaite harmonie sur et avec notre planète Bleue ?
07:52 Écrit par Pataouete dans Mes humeurs, Républiques citoyennes | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : laïcité, islam, catholique, religion
11 avril 2011
Mon père etait tellement de Gauche
J'ai découvert recemment cette chanson des Fatals Picards. Il me semble qu'elle retrace toute l'histoire d'une génération issue des faubourgs ouvriers dont je me sens proche, tout proche.
Pour sur qu'ils en ont avalé des Couleuvres mais cependant, "le socialisme comme paradis nous on y croyait" et la conscience ouvrière n'imaginait même pas qu'un jour elle voterait Marine !
Mon Père Etait Tellement De Gauche :
On ne choisit pas son enfance, on m’a pas laissé être droitier
Mon père m’emmenait jamais au square mais au réunion de comité
Mon père était tellement de gauche qu'on habitait rue Jean Jaurès
En face du square Maurice Thorez avant d’aller vivre à Montrouge
On a été en U.R.S.S. l’hiver , les pays de l’est c’est mieux l’hiver
On voit bien mieux les bâtiments, les nuances de gris ça flashent sur le blanc
Devant la statue de Lenine, pour nous c’était le grand frisson
Moins 24 c’était pas terrible et les chapkas étaient en option
Mon père était tellement de gauche que quand est tombé le mur de Berlin
Il est parti chez casto pour acheter des parpaings.
On mangeait des Lenin’s burger, fallait vraiment faire attention
Il y avait du choux une pomme de terre, la viande elle était en option
On achetait du coca Kolkose, approuvé par le comité
Ça devait soigner la silicose, on s’en servait pour désherber
On regardait pas la contrebande, on regardait pas la corruption
La Sibérie c’était disneyland, le discernement en option.
Mon père était tellement de gauche qu’à son mariage dans l’eglise
On chantait l’internationale, les femmes portaient des faux cils
Mon père était tellement de gauche, on a eu tout pleins d’accident
Il refusait la priorité à droite systématiquement.
Les copains se foutaient de moi tout le temps, car à l’école au premier rang
J’avais mes lunettes de Brejnev et le dentier d’un Tupolev
Mon père était tellement de gauche, qu’en 81 il croyait que ça changerait
Je crois même qu’il en rêvait en 2002 en allant voter
Et même si tout ce que je raconte n’est pas tout à fait vrai
Le socialisme comme paradis nous on y croyait
Mon père était tellement de gauche, que lorsqu’il est parti
La gauche est partie avec lui.
07:59 Écrit par Pataouete dans La poulitique, Musique | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : fatals picards, gauche

