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25 juillet 2010

«La prière du Maure» d’Adlène Meddi

La priere du maure.jpg«La prière du Maure» d’Adlène Meddi  est un des rares romans algériens qui s’intéressent au ténébreux univers des « services spéciaux » . Un de ses principaux personnages n’est autre que le commandant du «Département de recherche et de sécurité» (DRS), un puissant corps militaire qui fonctionne en quasi-indépendance de l’état-major de l’Armée.
Les événements de ce roman à trame policière se déroulent dans l’Algérie du début des années 2000. La situation politique à cette époque n’en constitue pas la toile de fond mais le «sujet central» pour ainsi dire : règlements de comptes entre les factions du régime opposées entre elles sur la conduite de la « lutte anti-subversive », marchandages entre les « services » et les groupes armés islamistes et terribles exactions contre les civils.
La fille de «Structure», le commandant du DRS, est retrouvée morte, assassinée, et un jeune homme disparaît dans une banlieue algéroise. Djo, un vieux policier à la retraite mène l’enquête. A son corps défendant : lui, qui a quitté la capitale et ses intrigues pour la lointaine Tamanrasset, se retrouve à nouveau avec les fantômes d’un passé oppressant, qu’il fuyait dans l’amour d’une belle Targuie. Il retrouve le «combat contre le terrorisme», ses victimes de tous bords, la «guerre des services» et les luttes d’influence entre les chefs de l’Armée. Et à mesure que les fils de son enquête s’emmêlent se précisent les contours d’une conjuration au sommet visant à éliminer Structure.
Les déambulations de Djo dans les rues d’Alger sont, pour le narrateur, le prétexte d’une description fébrile de la Ville blanche, belle mais sombre et inhospitalière. La capitale vit comme dans l’attente de sa fin, d’une apocalypse finale qui signerait sa rédemption et rachèterait ses innombrables péchés. Ses rues sont hantées par le souvenir de la « guerre contre le terrorisme ». Dans les bistros crasseux, les inspecteurs de police noient leur malaise dans l’alcool et des cabarets borgnes accueillent toutes sortes de rebuts du genre humain : anciens officiers désillusionnés, journalistes dépressifs et suicidaires, trafiquants de tout acabit et vieilles prostituées sur le déclin.
Le portrait de Structure se veut fin et nuancé. L’homme n’est pas un gros maffieux du commerce extérieur, ni un détraqué sadique ou un tortionnaire-né. C’est un ancien maquisard, qui croit dur comme fer en Dieu et en la Patrie, et est sincèrement convaincu qu’il n’y avait pas d’autre moyen de « sauver le pays du danger islamiste » que la manière forte, dont l’usage de la torture n’est que la plus bénigne expression. C’est un père affectueux, et la mort de sa fille le plonge dans une douleur d’autant plus atroce qu’il est persuadé que par son assassinat, c’est lui que les «frères ennemis» au sein de l’Armée veulent déstabiliser.
On peut regretter cependant que le personnage du chef du DRS ne soit pas le fruit d’une patiente construction narrative. Structure est rarement mis en scène. Son image dans le roman est le produit d’une biographie sèche, «objective», dont les chapitres, en italique, se déroulent en même temps que l’enquête de Djo débouche peu à peu sur un infranchissable mur. Cette biographie, si elle éclaire l’ascension de Structure au sein des «services spéciaux» et donne un aperçu des convictions politiques qui l’animent, s’avère insuffisante pour saisir la complexité de son profil psychologique.
«La prière du Maure» comporte quelques éléments du «roman d’espionnage». Deux scènes très brèves sont censées indiquer la préoccupation des Chancelleries étrangères et d’Israël devant les rumeurs de graves dissensions au sein de l’Armée algérienne, à un moment où il est attendu de l’Algérie qu’elle se charge d’une médiation diplomatique entre la Syrie et l’Etat hébreu. Cette intrigue aurait mérité d’être développée et affinée. L’auteur semble avoir fait le choix d’en faire un simple indice de l’inquiétude des puissances extérieures devant la complication de la situation du pays.
Le livre d’Adlène Meddi offre l’intérêt d’évoquer une période charnière de l’histoire de l’Algérie sur laquelle les témoignages sont d’une affligeante rareté; une période marquée par l’immixtion totale et directe de l’Armée dans la gestion du pays. Sous les mystifications légales et constitutionnelles se cache une vérité simple: les services secrets jouent un rôle primordial dans l’orientation de la politique algérienne, aussi bien au plan intérieur qu’extérieur, et toute tentative d’éclairer leur fonctionnement finit de façon tragique, dans un bain de sang.
Le sort de Djo est, dans le roman, le symbole de cette triste réalité : dans un Etat autoritaire, il n’y a pas d’enquête policière possible. Ni de roman policier possible, ajouterait l’éditeur de «La prière du Maure», Sofiane Hadjadj, un vrai polar ne pouvant avoir pour héros qu’un policier confiant en l’indépendance de la justice et ne redoutant pas l’arbitraire de ses supérieurs. L’auteur a contourné cette impossibilité. Il a évité d’inventer un invraisemblable Hercule Poirot algérien menant une investigation tout aussi invraisemblable. L’enquête de Djo est ainsi le prétexte de deux autres enquêtes, l’une, politique, sur le fonctionnement opaque du « système », et l’autre, humaine, sur les marques indélébiles qu’une longue guerre sans nom a imprimées dans la conscience des Algériens.

07:23 Écrit par Pataouete dans L'Algérie | Lien permanent | Commentaires (9)

23 juillet 2010

Salaires des cyclistes :

Salaires des cyclistes : plus d'un million d'euros pour les stars et 30 fois moins pour le peloton

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En 2009, Capital.fr couvre le Tour de France à sa façon. Aujourd'hui, zoom sur les revenus des cyclistes et les différences de traitements au sein du peloton.

94 millions d'euros pour Ronaldo au Real Madrid, plus de 35 millions pour le Lyonnais Benzema… les transferts annoncés dans le football ont de quoi faire dérailler les cyclistes. Certaines stars de la petite reine ne sont toutefois pas à plaindre.

Avec des revenus annuels estimés à 750 000 euros, le Français actuellement le mieux payé serait Sylvain Chavanel, selon le classement réalisé par l'Equipe Magazine en avril dernier. Et encore, il semblerait que ce montant ait été quelque peu sous estimé. "Les leaders des équipes, capables de monter sur le podium au Tour de France gagnent en moyenne un million d'euros", explique l'ancien coureur et président de l'organisation Cyclistes Professionnels Associés (CPA) Cédric Vasseur. Ce montant se décomposerait entre 700 000 euros de salaire fixe, et 300 000 euros de contrats d'image. ET c'est sans compter les contrats signés avec des sponsors, qui sont uniquement réservés à l'élite du peloton.

Derrière les leaders, arrivent les coureurs chevronnés capables de gagner de belles courses. "Au nombre de 3 à 4 par formation, ils touchent en moyenne 450 000 euros par an", souligne Cédric Vasseur.

De quoi faire rêver le reste du peloton. "Environ 30% des cyclistes professionnels touchent le salaire minimum fixés dans le cadre de l'accord paritaire. A savoir 33 000 euros par an pour les ProTour. Soit 2750 euros par mois", explique Cédric Vasseur.

Difficile dans ces conditions de préparer ses vieux jours. "La plupart du peloton vit de sa passion et n'arrive pas à mettre de l'argent de côté", confirme Christian Prudhomme, le directeur du tour de France. Or les cyclistes se retrouvent sur le marché du travail vers 30-35 ans pour beaucoup sans formation ni diplôme. " Ils deviennent, en général, professionnels vers 18 ans et ont pour beaucoup sacrifié leurs études. Ils sont jeunes et ne sont pas souvent convenablement conseillés, ce qui rend difficile leur reconversion et ne leur permet pas toujours d'économiser suffisamment pour l'après carrière", explique Cedric Vasseur, qui plaide pour un meilleur accompagnement des cyclistes.

Pour aider les coureurs, le CPA a d'ailleurs crée un fonds de solidarité, qui ponctionne 5% des primes gagnées lors des courses, et verse 12.500 euros aux cyclistes qui partent à la retraite. Un maigre butin, qui ferait sourire n'importe quel footballeur.

07:44 Écrit par Pataouete | Lien permanent | Commentaires (4)

21 juillet 2010

Obstinément le rêve !

 

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Rêve de pierre

IMG_3799.JPGLieu unique, à nul autre pareil, tout droit sorti de l’imagination vagabonde d’un facteur de campagne, le Palais idéal est un hymne au génie de la nature. Une nature qu’en 1879 Ferdinand Cheval côtoie chaque jour durant ses longues tournées à pied. Une nature dont le spectacle lui procure un bonheur intense et dont il va s’inspirer pour se mettre à l’ouvrage.

 

Le travail fait ma gloire…

IMG_3815.JPGDe la première à la dernière pierre, l’homme construit son rêve d’éternité, inlassablement : 93 000 heures, 10 000 journées, 33 ans. Imperturbable, le facteur n’a que faire des moqueries des uns, vite balayées par les encouragements des autres. Et parce qu’il rêve aussi d’horizons lointains, de voyages et d’aventures exotiques, Ferdinand Cheval invite l’histoire, les philosophies, les civilisations, les religions du monde entier. Le palais se fait temple de la nature, des idées, de la tolérance. Les messages gravés par le facteur sont intemporels et parlent à chacun d’entre nous, selon son cœur.

 

… et l’honneur mon seul bonheur

IMG_3800.JPGFerdinand Cheval s’en est allé, rejoindre les fées de l’Orient et de l’Occident. Au cimetière municipal, son tombeau ressemble à son Palais. Son repos y est celui de l’honnête homme qui a accompli son travail. Picasso, André Breton, André Malraux ont salué le facteur devenu artiste et dont l’œuvre, soudain, prend une dimension nouvelle : art naïf, art brut, Surréalistes, Monument historique, Gaudi. Chaque année, des milliers de visiteurs du monde entier s’arrêtent à Hauterives pour découvrir ce Palais et emporter un peu de ce rêve de pierre qui n’en finit pas de nous fasciner.

"Fils de paysan je veux vivre et mourirpour prouver que dans ma catégorieil y a aussi des hommes de génie et d'énergie. Vingt-neuf ans je suis resté facteur rural. Le travail fait ma gloire et l'honneur mon seul bonheur; à présent voici mon étrange histoire.

Où le songe est devenu, quarante ans après, une réalité."

 

Le Palais Idéal

1879 - 1912

93 000 heures

10 000 journées

33 ans d'épreuves

"Plus opiniâtre que moi se mettre à l'œuvre"

http://www.facteurcheval.com

Mon rêve aussi !

Ferdinand m'a permi aussi un rêve ! Je n'ose pas penser amener mes ti'fifilles un jour dans l'Algérois et cependant, grâce à lui, j'ai pu voir 2 de mes ti'fifilles devant la Maison Carrée d'Alger !

 

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07:51 Écrit par Pataouete dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0)

19 juillet 2010

Erreur de la banque en votre faveur

Erreur de la Banque.jpg

Réalisé par Michel Munz, Gérard Bitton
Avec Gérard Lanvin, Jean-Pierre Darroussin, Barbara Schulz, plus

Long-métrage français . Genre : Comédie
Durée : 01h38min Année de production : 2008
Distributeur : Wild Bunch Distribution

Synopsis : Lorsque Julien Foucault, maître d'hôtel de la très vénérable banque d'affaires Berthin-Schwartz, apprend son licenciement, il y voit l'occasion de réaliser son rêve de toujours : ouvrir un restaurant avec son meilleur ami Etienne.
Pourtant, après 17 ans de bons et loyaux services, la banque lui refuse tout appui financier. Julien décide alors de tirer profit des informations confidentielles dont usent ses employeurs, mais ces derniers le prennent en flagrant délit d'initié et décident de lui jouer un tour machiavélique.

Je viens de regarder ce Film et j'ai adoré ! Cette comédie où Scapin se joue du Banquier est remarquable. Aussi je vous la recommande vivement !

 

 

07:33 Écrit par Pataouete dans Film Théatre | Lien permanent | Commentaires (1)