18 juillet 2010
Salut Bernard "héros" et "belle gueule" du cinéma
"Belle gueule" du cinéma français dont l'inoubliable regard azur captivait à l'écran et homme en quête d'absolu qui s'est "battu comme un héros" contre le cancer, l'acteur Bernard Giraudeau"lumineux",
"C'était un lion, Bernard", a déclaré l'actrice Anny Duperey, mère de ses deux enfants, qui partagea longtemps sa vie. "Je pense que s'il y a un regret à avoir sur sa carrière, c'est qu'il aurait pu, à l'âge qu'il avait, au théâtre, donner son meilleur dans des grands rôles qu'il n'a pas eu le temps de jouer", a-t-elle estimé, rappelant que la maladie qui a emporté Bernard Giraudeau à 63 ans l'avait forcé à abandonner la pièce Richard III de Shakespeare qu'il voulait créer.
07:50 Écrit par Pataouete dans Film Théatre | Lien permanent | Commentaires (1)
17 juillet 2010
Le jour ou tout a basculé ! Sur le pétainisme d'hier ... et d'aujourd'hui
Cette année, on a célébré avec encore plus de faste que d'habitude le 18 juin et son appel.
J'ai, par contre, été interpellé par le nombre de livre et d'articles relatant les jours précédents cet appel et plus particulièrement le 17 juin 1940, le jour ou tout a basculé.
Je vais essayer de vous présenter une synthèse, de ces lectures et en particulier de 2 articles de Jean-Pierre Azéma et de Jean-François Kahn.
Et si on parlait de l'appel … du 17 juin
Cet appel-là, toute la France l'entendit. Il remua les âmes et bouleversa les cœurs. On s'y rallia en masse. On encensa celui qui l'avait lancé. On se donna à lui.
Je veux parler de l'appel du 17 juin ...
Le 17 juin 1940, c'est le maréchal Pétain qui s'adresse à la nation. Il vient d'être nommé chef du gouvernement. Et que lui dit-il, à cette nation vaincue: qu'elle doit cesser le combat. Avant même de connaître les conditions d'un éventuel armistice: Avant même de savoir ce que l'ennemi exigera pour prix de cette-reddition. Ce qui signifiait donc: «Jetez vos armes et livrez-vous à lui. »
Que dit-il encore? Qu'il faut être réaliste! Qu'il ne s'agit pas d'organiser une impossible résistance, de préparer une hypothétique libération, mais de se mortifier, de battre sa coulpe, pour se régénérer par et dans le malheur intériorisé. Se purger, en somme, des miasmes de la République. Les Français, précisera-t-il quelques jours plus tard, ont trop revendiqué. Ils ont obtenu la semaine de 40 heures, les congés payés, ils se sont grisés de démocratie, ils ont osé contester « la discipline que les subordonnés doivent à l'autorité des chefs », bousculer (ne serait-ce qu'en réhabilitant le capitaine Dreyfus) les « élites naturelles à qui revient le commandement », ils ont désacralisé le travail en promouvant les loisirs. Il est donc normal, il est donc nécessaire, il est donc juste qu'ils le paient. Très cher.
Or, ce n'est pas l'appel du 18 Juin auquel les français vont, dans un premier temps, se rallier majoritairement. Mais celui du 17 juin.
Parce qu'il a une vertu formidable:
Il flatte toutes les lâchetés, mais en intégrant cet esprit d'abandon et de démission à un discours qui consiste à stigmatiser 1'« esprit de jouissance », c'est-à-dire le manque de courage et d'effort. Il dit aux Français: « rendez-vous! », mais au nom des héros de Verdun. Il leur demande de déserter le combat, mais en entonnant des chants guerriers! Il propose aux vices l'alibi du crucifix. A la désertion, l'habillage du martyre. Mieux: sur les paroles de trahison, il va systématiquement plaquer des airs patriotiques. On livre la nation à l'envahisseur, mais on empaquette cette forfaiture dans la rhétorique nationaliste la plus exacerbée. On se couche en brandissant l'étendard de Jeanne d'Arc. Pour mieux se mettre au service de l'occupant, on enfile la capote de Bonaparte. On invoque à tout bout de champ le vainqueur d'Austerlitz pour mieux se gargariser de Waterloo.
D'emblée, le pétainisme, c'est cela :
Le laxisme entortillé dans le discours de la rigueur. Une « épargne » exaltée par les fauteurs et exploiteurs de tous les déficits. Le triomphe des privilèges camouflés derrière une excommunication du pouvoir de l'argent. Une phobie logomachique de la finance bénie par l'amicale de la grande banque et un anticapitalisme déclamé avec la vive approbation du grand capital.
On peut résumer les choses autrement : un pouvoir qui brade la patrie, qui écartèle toutes les familles et livre le travail français à l'ennemi; un pouvoir qui représente ceux qui, à l'heure de Valmy, se gobergeaient à Coblence, ceux qui faisaient travailler dans les mines des enfants de 10 ans et ceux qui toujours étouffèrent le travail sous la spéculation, prend pour devise, quoi? : "Travail, famille, patrie"!
Et, alors, erreur historique, bévue gigantesque, ces valeurs-là, qui furent naguère « progressistes », la gauche républicaine les offrit sur un plateau à la droite pétainiste qui les avait kidnappées.
L'escroc devint propriétaire de ce qu'il a escroqué. A l'assassin on livra la dépouille de ce qu'il avait assassiné.
Entre l'appel du 17 juin et celui dl 18 Juin, lequel choisirent les français ? On connaît la réponse convenue: ils choisirent unanimement, ou presque, l'homélie défaitiste. Mais, faute d'instruments qui eurent permit de les sonder, qu'en sait-on?
Tordons le cou aux clichés: en réalité, ce qui étonne, compte tenu du climat de l'époque, de la chape de plomb qui s'abattit tout de suite sur un peuple assommé par l'ampleur de la catastrophe et qu'une propagande unilatérale submergeait, c'est le nombre de citoyens ordinaires, de quidams jaillis de la France du bas et du milieu, civils comme militaires, jeunes gens comme adultes, mais aussi aristocrates comme roturiers, qui, très vite et spontanément, affrontèrent les plus invraisemblables obstacles pour se rallier à ce qui n'était qu'une voix dans la nuit. Celle d'un quasi-inconnu.
Ce qui est vrai, en revanche, tragiquement vrai, c'est que la France des sommets, de tous les sommets, sommet de l'économie, de la finance, de l'expertise, de l'intelligence, de la fonction publique, du journalisme, de l'armée, de la magistrature, que cette France-là, elle, confrontée aux deux appels, choisit comme un seul homme celui du 17 juin.
Triste litanie,
Un seul préfet s'insurge : Jean Moulin. Parmi la tripotée de généraux, un seul (qui réside en Indochine) se rallie. Un seul amiral. Aucun juge. L:Académie française s'offre tout entière au Maréchal. La presse ne se vend pas, elle se donne. En quarante-huit heures. Aucun grand patron ne rejoint Londres (le général de Gaulle, dépité, en fera publiquement le constat). Aucun banquier, même en catimini, ne propose de soutenir la France libre. Aucun prélat ne lui apporte sa bénédiction. Un député de droite, un seul, Kérillis (qui ne figure même pas dans les dictionnaires) propose dans un premier temps son appui. Quelques rares socialistes, mais du rang, des sans-grades.
Le pétainisme, en fait, est une constante de notre histoire. Une forme d'invariance qui se recompose sans cesse.
On repousse La Fayette, mais on fait appel à Brunswick. Plutôt les Prussiens que les démocrates! En 1870, un autre maréchal de France, Bazaine, capitule pour ne pas avoir à servir la République. Les privilèges sont ma patrie. L'argent est hors sol. Plutôt l'étranger qui impose mes idées que ma propre nation qui les bride.
En ce sens, certains de ces communistes staliniens qui, après guerre, acceptèrent que Moscou imposât "leur idéal" à leur peuple et contre leur peuple, se comportèrent quelque part en pétainistes.
Alain Duhamel a récemment consacré, dans Libération, une excellente chronique à ce constat : tout gouvernement est aujourd'hui confronté à deux électorats, celui qui s'exprime par le suffrage universel et celui des marchés.
Or, combien se réjouissent et ne s'en cachent guère (Alain Minc s'en félicite ouvertement) de voir les marchés imposer leurs exigences, fussent-elles radicalement contraires aux aspirations des électeurs? Pétainisme d'aujourd'hui.
Un philosophe à la mode identifiait, dans un petit livre très polémique, le sarkozysme au pétainisme. C'était absurde.
Ce qui est vrai, en revanche, c'est que la rhétorique qui infusait le pétainisme a pris si peu de rides qu'on la retrouve aujourd'hui, à l'identique, dans le discours d'une très large fraction de la droite, sarkozyste y compris.
Sur le pétainisme d'hier ... et d'aujourd'hui
L'idéologisme camouflé
D'abord (et tout le Pétain de l'appel du 17 juin est là, l'idéologisme camouflé en "pragmatisme" et en "réalisme". Mais aussi la phobie des fonctionnaires, des profs "politisés", des syndicats "revendicatifs", des acquis sociaux repeints en privilèges, de l'égalité caricaturée en «égalitarisme», de la réduction du temps de travail (les 40 heures en 1940), de la démocratisation des loisirs (les congés payés à l'époque), du parlementarisme (vive le mode de scrutin qui permet de verrouiller les débats), culte du chef et du guide, et donc adhésion sans réticence à toutes les formes de pouvoir personnel, obsession du désordre, insensibilité totale à la thématique du pluralisme et de l'indépendance de l'information, accent mis sur l' "identitarisme national", une xénophobie light dissimulant un internationalisme de fait, idéalisation du gouvernement d' "experts" et, surtout, on l'a dit, cette capacité à enrouler la démission nationale dans les plis du drapeau tricolore ou à offrir au grand capital des mercuriales anticapitalistes protectrices qu'il approuve sans complexes.
Que sous-entend Pétain le 17 juin, et qu'il précisera sans ambiguïté par la suite : que la première leçon de la défaite, c'est qu'il faut s'aligner sur le modèle du vainqueur. Brader le nôtre et se convertir à celui-là.
Or, que disaient nos néolibéraux avant la crise? La même chose.
Au demeurant, quelle question pose-t-on prioritairement depuis soixante-cinq ans à propos de Pétain? A-t-il trahi?
Accessoirement, il a tenté de liquider, applaudi par un bon tiers des Français, l'héritage de 1789 : la liberté, l'égalité, la fraternité, les droits de l'homme, la laïcité, la tolérance, la démocratie, la République bien sûr ...
Tout!
07:17 Écrit par Pataouete dans La poulitique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : appel du 18 juin, appel du 17 juin, pétainisme, capitulation
15 juillet 2010
Les "étoiles noires" de Thuram
L’ancien footballeur français Lilian Thuram consacre un ouvrage aux grandes personnalités noires de l’histoire. Mes étoiles noires, paru aux éditions Philippe Rey, est disponible depuis janvier. La littérature, un autre moyen pour le sportif de combattre le racisme.
Déjà connu pour son engagement politique sur des sujets liés à l’immigration, l’ancien international et champion du monde Lilian Thuram a publié, en janvier dernier aux éditions Philippe Rey, Mes étoiles noires. Le livre qui deux semaines après sa parution se classait en deuxième position dans le Top 20 Ipsos/Livres Hebdo des meilleures ventes d’essais en France, rend hommage à des personnalités noires qui ont marqué l’histoire de l’humanité.
Pédagogique, pragmatique. Comme de nombreux footballeurs noirs, Lilian Thuram a connu les supporters qui imitent les cris de singe, chaque fois qu’un footballeur noir touche le ballon. Mais il n’en veut à personne. Pour lui, si le racisme persiste dans les sociétés modernes, si 55% de la population française croit encore à l’existence des races distinctes, c’est parce qu’on a conservé dans l’éducation, des représentations de l’humanité héritées du passé.
Évoquant le cas des enfants qui, on le sait, ne naissent pas racistes, l’ancien défenseur des Bleus rappelle que ceux-ci ne se disent jamais noir ou blanc, lorsqu’ils font référence à la couleur de la peau. Ils parlent de rose, beige, marron, etc. « Blanc et noirs sont des constructions historiques. Il faut parcourir l’histoire pour déconstruire les préjugés ». D’où son livre qui valorise les grands hommes noirs du passé. « Le jour où les livres intégreront les gens de toutes les couleurs, les mentalités évolueront ». Pour Lilian Thuram, tous les moyens sont bons pour lutter contre le racisme.
08:04 Écrit par Pataouete dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : etoiles noires, thuram
14 juillet 2010
Hervé et Stéphane, otages depuis 6 mois
07:53 Écrit par Pataouete dans Mes humeurs | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : hervé ghesquière, stéphane taponier, otages
13 juillet 2010
Algérie: le drapeau français brandi par des émeutiers?
A l'heure où les jeunes Français issus de l'immigration algérienne brandissent des drapeaux algériens à la moindre occasion, à Alger des jeunes Algériens auraient, eux, sorti les drapeaux français au cours d'affrontements avec les forces de l'ordre. Ils réclamaient des logements décents. Info ou intox? Révélateur, en tout cas, de la «mal-vie» algérienne.
Il s’en passe des choses en Algérie pendant que tout le monde regarde ailleurs. Que le pays s’embrase chaque semaine, des douars aux faubourgs des grandes villes, pour le pain, le toit, l’eau, l’école, n’intéresse visiblement personne de ce côté-ci de la grande Bleue.
Et pourtant ! Le 19 juin, c’était au tour d’un faubourg d’Annaba, la grande capitale de l’est, à 400 kilomètres d’Alger, d’exploser de colère. Les habitants du bidonville de Sidi Salem sont descendus dans la rue pour exiger d’être relogés. Car on construit beaucoup en Algérie. Un vrai chantier, d’est en ouest, du sud au nord. Mais pas forcément pour ceux qui auraient un besoin urgent d’être arrachés à leur taudis. Les Algériens- dont les plus aisés vivent avec 150 euros par mois !- n’ont donc trouvé que l’émeute pour arracher au wali – le préfet- la signature magique qui les tirera de l’enfer. Voilà dix ans que ça dure. Tout un quartier d’Alger, à deux pas du Monument au Martyr, s’était transformé en poudrière. Pierres qui volent, pneus en flammes, forces anti-émeute : c’est grâce à ce chaos que les habitants avaient été relogés.
A Sidi Salem, les damnés du bidonville dit « SAS » s’y sont donc pris de la même façon la semaine passée. Car il se construit aux alentours un alléchant programme de 2000 logements. Comme d’habitude, ça s’est très mal passé. Les jeunes Algériens ont la rage. On en a arrêté plus d’une trentaine. Et voici qu’une folle rumeur court la ville et le web : les insurgés auraient brandi, en guise de provoc, face aux forces de l’ordre... un drapeau français. A l’heure où des jeunes Français, de famille originaire d’Algérie, brandissent, eux, un drapeau algérien dans les rues de Paris ou de Marseille, l’histoire serait d’une ironie amère. Alors, info ou intox ?
Le quotidien El Watan confirme la violence des affrontements mais n’a vu, quant à lui, aucun drapeau bleu blanc rouge jaillir de la jeunesse en colère. Pourtant Annaba, nous dit-il « ne parle plus que de ça, de ce drapeau français, et c’est très grave… »
Ce qui est encore plus grave et, cette fois, vérifiable au centuple, c’est la situation dans laquelle se trouve à nouveau l’Algérie. La « mal-vie », terme qui englobe toutes les catégories d’indignités, atteint des sommets, piétinant toutes les promesses agitées par le vieux président Abdelaziz Bouteflika. Un rapport accablant vient d’en faire le recensement.
Publié par la Fédération Internationale des ligues des droits de l’homme ( FIDH), la Ligue algérienne des droits de l’homme ( LADH) et le Collectif des familles de disparus, ce dossier, fruit de multiples rencontres sur le terrain en février 2010, est une véritable bombe. Au moment d’ailleurs où les vraies bombes, dynamite et kamikazes, continuent à semer la mort ! Ainsi, le 25 juin, dans la région de Tébessa, une noce a été prise pour cible par les fanatiques : cinq morts dont un enfant de 14 ans. Le 10 juin, un attentat près de Boumerdès, en Kabylie, a fait quatre morts. Deux jours plus tard, dans la même zone, deux officiers étaient pris pour cible. Pendant ce temps-là, le discours officiel continue à qualifier tranquillement le terrorisme de « résiduel »…
Le rapport sur la « mal-vie » algérienne nous projette dans une réalité tout aussi angoissante.
« Les jacqueries mettent en permanence le pays au bord de l’explosion, elles représentent la soupape d’un dialogue social sclérosé » constatent les enquêteurs. Les grèves touchent toutes les catégories, des médecins aux enseignants, en échappant au contrôle des syndicats. En Algérie, aujourd’hui, alors qu’on semble se réconforter avec la « victoire sur le terrorisme », quelque chose brûle toujours quelque part. La guerre du logement est la vitrine la plus incandescente de la crise mais le malheur frappe aussi celles qui ont toujours trinqué : les femmes. Victimes de pogroms dans la ville pétrolière d’Hassi Messaoud, non seulement en 2001 mais aussi il y a deux mois, les femmes qui travaillent seules pour nourrir leur familles sont la cible de campagnes de haine et d’appels au meurtre où se mêlent la barbarie des prêcheurs intégristes et la mafia des gangs de jeunes. Des associations de défense des femmes se réunissent régulièrement, en prenant des risques, pour alerter leur gouvernement et le monde. Des journalistes, comme l’héroïque Salima Tlemçani du Watan, dénoncent inlassablement le scandale. Des victimes de 2001 ont osé raconter leur calvaire : il faut lire le terrifiant « Laissées pour mortes » aux éditions Max Milo.
C’est sur cette toile de fond sinistre que les Algériens, dans tout le pays, bloquent une route, attaquent une mairie, ou en viennent aux mains pour un match raté. Sur ce désordre plane l’épais brouillard d’une communication impossible : le pays se classe en effet parmi les derniers en matière d’information du citoyen sur le budget de l’Etat.
Alors, qu’un drapeau français ait été ou non déployé dans les rues d’Annaba – symbole, si c’était vérifié, de l’ultime provoc des desperados- le vrai scandale concerne le drapeau algérien : jusqu’à quand sera-t-il trempé des larmes de rage de ses enfants, dernière génération de ce « fleuve détourné », belle et lapidaire formule du grand romancier Rachid Mimouni ( mort en exil pendant les années de la terreur islamiste) pour qualifier la révolution trahie ?

08:05 Écrit par Pataouete dans L'Algérie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : algérie, drapeau français brandi en algérie





