26 décembre 2010
Ô Biskra ! Une enfance Algérienne
Ô Biskra
Une enfance algérienne
- Et toi, me dit Jean-Marie Le Clézio alors que nous avançons tous deux, seuls face à la maison délabrée de sa grand-mère à Douarnenez, tu retournerais à Biskra?
- Non.
- Tu devrais écrire sur Biskra, Pierre, insista-t-il quelques instants plus tard à table.
- Pourquoi?
- Parce que «ce temps de guerre d'Algérie n'a pas fini de nous troubler», a-t-il répété dans une lettre qu'il m'a adressée peu après.
Je veux la maison où je suis né.
Je veux la ville où j'ai vu le jour. Je veux qu'on me rende mon pays: l'Algérie de mon enfance. Et avec elle, oui, « une certaine idée de la France », selon la belle expression de Charles de Gaulle.
Pour nos enfances, vies perdues au fond du Sahara, de nos Saharas. J'ai voulu consigner, témoignage de guerre et d'amour, ce récit qui vit en moi depuis cinquante ans. Il est dédié à une France et un monde meurtris par la violence de ce conflit, et à tous ceux dont « les Cœurs, comme me l'a écrit Jean-Marie Le Clézio, ne cessent d'être "rongés" par la guerre d'Algérie ».
C'est lui, Jean-Marie Le Clézio, désormais Prix Nobel de littérature, qui m'a dit, tenant mon manuscrit, alors que nous nous retrouvions à Stockholm pour la remise de son Prix: « C'est important, Biskra.»
Pierre-Philippe Barkats
Pierre-Philippe Barkats est un enfant de Biskra.
Aujourd'hui avocat près la Cour Suprême des États-Unis, il vit à Washington avec sa femme et ses trois enfants.
(NDRL : ma parole dii y'avait pas que des imbéciiles en Algérie ! )
Pierre-Philippe Barkats est l'auteur de "Ma très chère Françoise", livre écrit en hommage à son père et à Françoise Giroud, rescapés de la Deuxième Guerre mondiale, dont l'un a formé une famille au fin fond du Sahara dans la capitale des dattes, Biskra - et l'autre, Françoise Giroud, a redéfini, notamment avec l'hebdomadaire L'Express, l'information juste, et aussi, comme secrétaire d'État sous Giscard, une certaine idée de la femme, et de la culture.
L'auteur a également publié chez Casterman une bande dessinée particulièrement appréciée des critiques et media. Ô Biskra. Une enfance algérienne est son troisième ouvrage.
Biskra : fleur sans Brouillard.
10:15 Écrit par Pataouete dans L'Algérie, Livre | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : algérie, biskra, pierre-philippe barkat
Commentaires
Merci Yves
Bisous
Écrit par : noelle | 26 décembre 2010
Écrit par : simone | 26 décembre 2010
L'oncle d'Algérie dont j'ai déjà parlé aussi !
Simone, content de te retrouvé, au calme...
Écrit par : Z'Yves | 26 décembre 2010
Je me jette donc sur Ô Biskra de ce clic !!!
Écrit par : F-L Dupont | 23 janvier 2011
http://coulisses.over-blog.com/article-l-ivres-de-mer-56399295.html
Écrit par : F-L Dupont | 23 janvier 2011
Écrit par : Z'Yves | 23 janvier 2011
Écrit par : Z'Yves | 24 janvier 2011
Écrit par : Lyes | 25 mai 2011
Écrit par : noelle | 25 mai 2011
je te propose celle-ci, plus complète
http://patawet.hautetfort.com/archive/2011/01/27/le-petit-pierre-a-biskra.html#more
plus tous les livres cités.
J'essaye de plus, dans mon blog de parler de toute l'Algérie sans concession ni nostalgie.
Notre Algérie quoi !
Écrit par : Z'Yves | 26 mai 2011
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