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13 avril 2010

Que sont les rapatriés devenus ?

 

Que sont les rapatriés devenus ?

Il y a quelques jours, la centrale alimentant en produits frais notre petite supérette locale étant en grève, nous avons du nous résoudre à aller faire nos courses dans un supermarché, qui fut au moins lors de sa construction la plus grande surface d'Europe sur la commune de Vénissieux. La clientèle y est très cosmopolite mais, j'y reconnais toujours des petits couples âgés qui me paraissent bien labélisés rapatriés.

A la fin des années 60, nombreux étaient les artisans de bouche qui s'étaient réinstaller en France et qui proposaient, en exclusivité ou en complément des spécialités "Pieds-noirs".

Ce jours là, il me vint une envie : acheter de la Soubressade (je vous en parlerais une autre fois) et bien j'ai fait choux blanc !

Quelques Chorizos mais je n'en ai jamais mangé avant la métropole, mais toute cette fabuleuse charcuterie mahonnaise avait disparu des rayons. J'ai recueilli une adresse sur Villeurbanne mais je n'ai pas encore validé.

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Ma parole ! Mais ou vous êtes passés ?

On estime à 1 millions les rapatriés d'Algérie. 1,4 si l'on englobe les deux autres pays du Maghreb. C'était en 1962, il y a presque 50 ans.

Tous les rapatriés adultes ont donc au moins 70 ans et les enfants ayant l'âge de "raison" 60.

Je n'ai pas eu connaissance d'ostracisme dans la communauté "Chrétienne" (c'est peut-être moins le cas chez les "Juifs") donc les nouveaux couples ont mixé les origines et leurs enfants plutôt adopté les coutumes de leur région de naissance.

Un mois et une colo après mon retour, je parlais parigot, enfin presque. Le comportement outrancier et exubérant de certain d'entre nous, a incité la plupart à se démarquer. A se fondre dans la masse.

J'ai retrouvé plusieurs copains d'enfance pataouètes, ils m'ont tous dis avoir oublié leur naissance et adopté les us et coutumes de leur région de télé portage.

C'est peut-être ça l'intégration ...

Reste quelques vieux nostalgiques des années noires et quelques, presque aussi vieux, "Historiens" qui cherchent à remémorer les années bonheurs et à donner le contre sens des années noires.

 

220px-Butifarra_negra.jpg

 

 

07:34 Écrit par Pataouete dans L'Algérie | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : algérie, soubressade

Commentaires

Yves

C'est une invitation que tu fais là!

Tu vas voir arriver plein de Pataouètes, t'apportant chacun un bout de Soubressade ...

Bonne journée, ne bouges pas trop

Bises

Écrit par : noelle | 14 avril 2010

Mais ils étaient français, pas besoin de s'intégrer !

A 20 ans nous habitions la ville, mais depuis nous pris l'air de la campagne....Nous y vivons.

Yves, tu sembles malheureux !

Écrit par : alsacop | 14 avril 2010

c'est vrai qu'en Gde Bretagne, j'ai aussi mangé le black pudding, de même le boudin de Touraine, et je ne sais pas, la dernière fois que j'ai été au Maroc, je crois bien qu'il n'y avait pas de boudin au menu continental ?!
Mais j'apprends que même l'""intégration"" passe par les tripes.. c'est bon à savoir..
comme alsa j'adore la campagne...
... et que peut-être je me mettrais aussi un jour à narrer l'histoire...

ce qui est sûr aussi c'est que demain c'est vendredi : TGIF !!! (oui oui question de culture !!)
;-D

Écrit par : Doume | 15 avril 2010

Hé hé..."Friday on my Mind" que j'ai réécouté avant fier soir sur Radio Caroline dans Good Morning England !

La vie est belle.....

Écrit par : alsacop | 15 avril 2010

"avant hier soir" Sorry !

Écrit par : alsacop | 15 avril 2010

Les commentaires sont fermés.