02 mai 2010
Les pauvres payent autant d'Impot que les autres.
Une anomalie pour un pays développé
L'impôt sur le revenu ne représente que 15 % des recettes fiscales en France. Une anomalie pour un pays développé. En général, l'impôt sur le revenu représente de 25 à 30 % du budget des pays de "OCDE". A cause de la crise économique, l'impôt sur les sociétés a reculé de près de 50 % en 2009. D'ordinaire, il est équivalent à l'impôt sur le revenu.
Les pauvres payent autant d'impôts que les autres
Combien de fois n'avons-nous pas entendu ce refrain: seuls les riches payent l'impôt en France, puisque seuls 40 % des ménages payent l'impôt sur le revenu. La France serait ainsi composée de citoyens actifs, imposables, et d'inactifs, non imposables, autant dire des assistés. La réalité est tout autre : tous les résidents de France, y compris les chômeurs, les retraités et les invalides, sont assujettis aux prélèvements sociaux (CSG à 7,5 %, CRDS à 0,5 %), soit un impôt minimal proportionnel de 8 %. Mais l'impôt qui les frappe le plus durement est la taxe sur la valeur ajoutée. En effet, les ménages populaires n'épargnant pas ou peu, toutes leurs dépenses sont touchées par les impôts indirects. Ceux-ci représentent 11,7 % de leurs revenus, contre 3,4 % seulement pour les ménages riches. Les foyers populaires, les 10 % des Français qui ont le plus de mal à joindre les deux bouts, subissent donc une imposition minimale (hors cotisations sociales) proche de 20 %, tout à fait comparable à ce que payent les citoyens imposables, 24 %.
Propositions :
Discuter avec l'Union européenne d'un taux de T.V.A supplémentaire, permettant de mieux différencier consommation « populaire» de la consommation de « luxe ».
Rassembler l'Impôt sur le revenu, la CSG et la CRDS un seul impôt progressif de 5% à 50% en taux moyen, retenu à la source.qui permettrait, éventuellement, de supprimer la prime pour l'emploi tout en diminuant la charge pour les plus faibles.
07:41 Écrit par Pataouete dans La poulitique | Lien permanent | Commentaires (39) | Tags : pauvres, impot, tva
01 mai 2010
1er Mai
07:53 Écrit par Pataouete dans Mes humeurs | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : reanud, camarade, generation, fatigué
30 avril 2010
Algérie après l'Indépendance 1962-65 Témoignage
Algérie après l'Indépendance 1962-65 Témoignage de Monique C.
René C. au Collège de Bouffarik (1938)
Je n'avais pas 10 ans lors de mon retour en Algérie nous sommes allés vivre à Alger ou mes parents travaillaient.
Impliqués comme ils l'avaient été, ils n'ont pas cessé leur engagement politique. Pour moi cela a été une période magnifique ils m'avaient implicitement transmis leur espoir et en tant qu'enfant j'avais déjà de grandes perspectives d'un avenir à construire.
Je rentrais en CM2 à l'école primaire algérienne enseignement programme français avec 2h d'arabe par jour (nous étions rue Duc des cars à l'angle d'une rue tout en escaliers ou se situait l'école. Là j'ai eu de nouvelles amies avec qui nous préparions l'examen d'entrée en 6ème pour le lycée algérien avec épreuve d'arabe obligatoire. En bas de cette rue se trouvait le Lycée français Delacroix moi je suis allées avec mes copines au lycée Pasteur (lycée sur 4 étages avec une cour de recréation en terrasse) Pour l'anecdote la fille de Maurice Audin était dans le même établissement un niveau au dessus du mien.
Papa était responsable national de la formation professionnelle pour adulte. Grace à ses déplacements ou nous l'accompagnions j'ai découvrir le pays. C'était vraiment extraordinaire. Mes parents travaillaient en collaboration avec "Alger Républicain" lors de nos déplacements maman y tenait une rubrique touristique sous le nom de Nadia Chami et le journal était pour moi une seconde maison du photographe au typographe. Je pense que c'est la qu'est venu mon intérêt pour la photo et les cartes postales" instant de vie"
Maman elle était Professeur de Philosophie à l'Ecole Normale d'Institutrices d'El Biar
Mais je pense que nous aurons l'occasion de discuter de tout cela et des anecdotes y afférentes
07:36 Écrit par Pataouete dans L'Algérie | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : algérie, alger, 62-65
29 avril 2010
La Sérénité aux Canaries
Les îles Canaries
Les îles Canaries (en espagnol Islas Canarias) sont une des dix-sept communautés autonomes espagnoles situées dans un archipel atlantique, au nord-ouest du Sahara occidental. Elles sont divisées en deux provinces : Las Palmas et Santa Cruz de Tenerife. Elles font partie des régions ultrapériphériques de l'Union européenne.
Les Canaries ne font pas partie de la plate-forme continentale africaine mais sont un archipel volcanique de l'Océan Atlantique. Dans la mythologie grecque elles étaient associées au jardin des Hespérides. Est typique la végétation de laurisylve.
Alors que jusqu'en 1927 la seule capitale de l'archipel est de Santa Cruz de Tenerife, depuis cette époque, la capitale de l'archipel est partagée avec Las Palmas de Gran Canaria.
Les îles Canaries tirent leur nom du latin Canariae Insulae (îles aux chiens) ; ce nom s'appliquait initialement à la seule Grande Canarie (Canaria Insula). Il vient des grands chiens sauvages (canes) que les premiers explorateurs ont découverts sur l'île. Ou peut être des phoques qui y vivaient car le phoque est aussi nommé "chien de mer".
L'archipel comprend :
* Sept îles principales réparties en trois groupes :
o à l'est
+ Lanzarote, capitale Arrecife
+ Fuerteventura, capitale Puerto del Rosario
o au centre
+ Ténérife, l'île la plus vaste et la plus peuplée, capitale Santa Cruz de Tenerife
+ Grande Canarie (Gran Canaria), capitale Las Palmas de Gran Canaria
+ La Gomera, capitale San Sebastián de La Gomera
o à l'ouest
+ La Palma, capitale Santa Cruz de La Palma
+ El Hierro, capitale Valverde.
* des îles secondaires moyennes:
o La Graciosa (habitée)
o Alegranza
o Los Lobos
o Montaña Clara
o Roque del Este
o Roque del Oeste
* des îlots et rochers:
o Anaga
o Garachico
o Salmor
o ...
L'histoire espagnole
La conquête des dernières îles ne se fit qu'en 1491 pour La Palma et en 1496 pour Tenerife.
Massacrés, emmenés en esclavage ou assimilés par les colons, les différents peuples Guanches disparurent, ainsi que leurs langues et leur culture. (Décidemment NDRL)
Christophe Colomb y vécut et y fit escale pendant son voyage de découverte de l'Amérique.
Mes Souvenirs :
A la fin des années 90, nous avons voulu organiser des vacances regroupant pour la première fois tous nos enfants et leurs conjoints (déjà existant).
Nous avons jeté notre dévolu sur Ténériffe. Ce séjour en club Hôtel au printemps a apporté à la "Sagrada Famillia" tout ce que nous en attendions.
Cependant, il faut que je précise que les 2 iles principales sont devenues ce que j'appelle : "des Porte-avions" à touristes. Ici, comme ailleurs vous passerez un excellent séjour au bord de la piscine mais cela ne convient pas à mes souhaits de Voyage Découverte-aventure.
Toutefois, ce sont des iles volcaniques et il y a de très jolies excursions autour des cratères si vous prenez la peine de louer une voiture.
Par contre, j'ai été séduit pas la Gomera. Petite ile circulaire conique restée typique.
Volcan, Forêt Primaire, jolis villages et la Maison de Colomb apportent des images, des points de vue et des histoires très sympathiques. De plus, de nombreux animaux marins fréquentent la passe et viennent agrémenter les traversées.
L'équipage en Vigie, ce n'est pas le moment de caresser une Baleine.
Quand je vous dis de faire attention aux baleines...
Plus belles mages de mer
07:15 Écrit par Pataouete dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (33) | Tags : iles canaries, ag2r, transat virtuelle ag2r
28 avril 2010
De Camus aux fantômes de la Révolution
Je débute aujourd'hui une série de notes extraites d'un dossier publié dans Marianne de Martine GOZLAN envoyée spéciale à Alger.
De Camus aux fantômes de la Révolution
Pourquoi la mémoire de l'Algérie demeure inguérissable ?
De l'autre côté de la Méditerranée, l'hommage enfin rendu au prix Nobel Albert Camus a ses détracteurs. La polémique en réveille d'autres. Et c'est toute leur histoire, avec la France mais aussi avec eux-mêmes, qui déchire de nouveau les Algériens.
"Alerte !" Comment ça Alerte ? Qui veut nous expédier aux abris? L'air est si doux ce printemps à Alger, la terrasse de l'hôtel Saint-Georges' embaume la fleur d'oranger et toutes les guerres semblent finies. «Alerte! La reconquête française a commencé! » répète Mohamed Bouhamidi en scrutant le crépuscule comme s'il y rampait des spahis ou des parachutistes. Les fantômes de la mémoire. Car le temps algérien est toujours à l'orage. C'est la "Caravane Albert Camus", un hommage au prix Nobel natif de Belcourt, qui met dans cet état Bouhamidi, journaliste et essayiste francophone de 64 ans. La « Caravane " devait sillonner le pays sous le ciel d'avril, mais la polémique enfle si fort qu'on ne sait plus si l'ombre de Camus sera autorisée ou non à respirer les absinthes de Tipasa et la poussière d'Alger.
D'un côté, Yasmina Khadra, directeur du centre culturel algérien de Paris qui soutient le projet, de l'autre des militants drapés dans la bannière de « l'anticolonialisme ". Bouhamidi et son camarade Mustapha Madi, directeur des éditions Kasbah, ont publié un texte enflammé, signé par des sympathisants francophones comme arabophones.
« Pas une pétition, une alerte! Scandent à nouveau les deux hommes. On ose parler de "Camus l'Algérien" mais Camus n'était pas algérien ! Il ne voulait pas l'être ! On ne peut pas disposer ainsi de notre identité algérienne: l'opération amorce la reconquête des imaginaires, conséquence logique de la loi française du 23 février 2005 sur l'œuvre positive de la colonisation. Voilà la nouvelle guerre qu'on nous mène aujourd'hui! »
Le thé noircit dans les verres et la normalisation franco-algérienne s'évanouit une fois de plus à l'horizon. Le soleil a sombré mais on devine encore la masse du mausolée des Martyrs qui domine les scintillements de la baie.
Elle est si vieille, cette polémique Camus. Elle dit tant de choses sur l'Algérie. Il y a vingt ans déjà, à l'aube de nouvelles années de sang, alors que le Front islamique du salut marchait à la victoire puis au chaos, un médecin, d'article en conférence, tentait, seul, de ranimer la mémoire du prix Nobel dans un pays qui l'avait décrété étranger. Le Dr Laâdi Flici, naguère ardent patriote pendant la guerre d'indépendance et embastillé par l'armée française à la prison Barberousse, se heurtait depuis des années au dogme du FLN. Cet homme doux, qui soignait les oubliés de la Kasbah, me racontait « Camus l'Algérien », en revenant du 93, rue de Lyon (aujourd'hui rue Belouizdad), l'adresse de l'écrivain quand il était enfant et si pauvre, « à mi-distance de la misère et du soleil ». On partageait la réverbération d'une existence algérienne antérieure sur cette même terrasse du Saint-Georges où les compatriotes du Dr Flici crient aujourd'hui au complot néocolonial. Il ne pourra pas leur répliquer. Un commando intégriste l'a égorgé le 17 mars 1993.
Martine Gozlan
Le pouvoir, pressé de faire diversion sur la crise sociale,
réactive les blessures de la colonisation.
La guerre est le socle de sa légitimité.
07:07 Écrit par Pataouete dans L'Algérie | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : algérie, camus, caravane a. camus, printemps des poètes







